Décès de la danseuse étoile Maria Tallchief

Maria Tallchief en 1951... (Photo: archives AP)

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Maria Tallchief en 1951

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Agence France-Presse
New York

Maria Tallchief, danseuse légendaire du New York City Ballet, qui avait été l'épouse et la muse du chorégraphe George Balanchine, est décédée jeudi à Chicago à l'âge de 88 ans, a annoncé sa famille.

Amérindienne de l'Oklahoma par son père, irlando-écossaise par sa mère, Maria Tallchief, de son vrai nom Elizabeth Marie Tall Chief, avait été la première Amérindienne à être nommée danseuse étoile d'une grande compagnie.

Dès 12 ans, elle est formée par Bronislava Nijinska, David Lichine et Pierre Vladimiroff à Los Angeles. Elle commence sa carrière à 17 ans au Ballet russe de Monte-Carlo en 1942, devenant rapidement l'une de ses principales solistes.

C'est dans ce cadre qu'elle rencontre George Balanchine, de 21 ans son aîné, qu'elle épouse en 1946. Elle est ensuite invitée à l'Opéra de Paris avec lui en 1947, avant que le couple ne retourne aux Etats-Unis, où Balanchine se consacre alors au tout nouveau New York City Ballet, dont la première représentation a lieu le 11 octobre 1948. Maria Tallchief en devient rapidement l'étoile à la réputation internationale, grâce notamment à sa composition dans L'oiseau de feu de Stravinsky.

Balanchine crée pour elle des rôles sur mesure: outre L'oiseau de feu, elle devient la reine des cygnes dans le Le lac des cygnes, la fée dragée dans Casse-noisette, Eurydice dans Orphée...

Le couple divorce en 1950. Maria Tallchief reste au New York City Ballet jusqu'en 1965, mais danse aussi avec d'autres compagnies, l'American Ballet Theatre en 1949, le Ballet russe de Monte-Carlo en 1954 ou encore le Ballet de l'Opéra de Hambourg en 1965.

Elle quitte la scène cette année là. En 1981, elle fonde avec sa soeur Marjorie, également danseuse étoile, le Chicago City Ballet, dont elle sera la directrice artistique pendant six ans.

«Ma mère était une légende de la danse classique, qui était fière de son héritage Osage» (tribu indienne de l'Oklahoma), a déclaré vendredi sa fille Elise Paschen dans un communiqué. «Son dynamisme illuminait la pièce. Sa passion, son engagement dans son art et son dévouement à sa famille vont me manquer. Elle avait mis la barre très haut, recherchait toujours l'excellence dans tout ce qu'elle faisait», a-t-elle ajouté.

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