Agwa et Correria: arts de rue sur scène

Agwa est une pièce de 30 minutes sur... (Photo fournie par la Place des Arts)

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Agwa est une pièce de 30 minutes sur l'eau avec pour seule scénographie des gobelets alignés sur scène.

Photo fournie par la Place des Arts

Stéphanie Vallet
La Presse

Mourad Merzouki et ses 11 danseurs brésiliens présenteront dès jeudi, sur la scène du Théâtre Maisonneuve, Agwa et Correria, un programme double dans lequel le hip-hop des banlieues flirte avec la capoeira des favelas sur les thèmes de l'eau et de la course.

Le chorégraphe, directeur du Centre chorégraphique national de Créteil et du Val-de-Marne, a déjà présenté au public montréalais Dix Versions (2001) et Corps est graphique (2003), et collaboré à la création d'iD du Cirque Eloize. C'est en septembre 2008 qu'il a créé Agwa pour la Biennale de Lyon, après sa rencontre avec la Companhia Urbana de Dança, un groupe de jeunes danseurs brésiliens des favelas de Rio.

«C'est Guy Darmet, un grand monsieur de la danse qui dirigeait la maison de la danse de Lyon et la Biennale de Lyon, et un amoureux du Brésil, qui m'a demandé si j'étais d'accord pour faire un travail avec de jeunes danseurs de Rio. J'ai accepté et je suis parti là-bas pour les rencontrer. J'ai été séduit par leur énergie et leur générosité», explique Mourad Merzouki.

Agwa est une pièce de 30 minutes sur l'eau avec pour seule scénographie des gobelets alignés sur scène. «C'est très simple: il y 300 gobelets partout sur scène qui sculptent l'espace. À certains moments, on fait passer l'eau d'un gobelet à l'autre afin de créer des mouvements qui interpellent, mais toujours subtilement. Ce n'est pas le genre de création où 300 litres d'eau tombent du plafond!», s'amuse le chorégraphe.

Les danseurs évoluent sur scène sur des rythmes tziganes et des pays de l'Est avec beaucoup de violons et de rythme, dans un style acrobatique mêlant subtilement hip-hop et capoeira. «Il s'agit de musiques du monde assez poétiques un peu décalées par rapport au style de danse brésilienne qui me permettent d'éviter le côté carte postale.»

Victime du succès d'Agwa, Mourad Merzouki a ensuite créé Correria, une seconde pièce d'une demi-heure, afin de proposer au public européen et asiatique un véritable programme double en tournée. «Correria signifie "course". On est dans une société où il faut courir pour exister. C'est un thème universel et au Brésil, ils courent encore plus que nous! La scénographie est encore une fois légère. Ils portent des tenues très classiques avec des chemises blanches pour représenter la réussite. C'est une certaine manière de montrer que parfois, pour en arriver là, il faut courir», dit le chorégraphe.

Que ce soit avec Agwa ou Correria, Merzouki propose certaines prouesses de la danse hip-hop, favorisant notamment les ensembles avec ses 11 danseurs évoluant énergiquement à l'unisson.

Mourad Merzouki vient tout juste de terminer Yo Gee Ti, une création franco-taiwanaise pour cinq danseurs taiwanais dont la première a eu lieu en mars à Taipei. Il y mélange cette fois la danse contemporaine taiwanaise et le hip-hop. Le chorégraphe poursuivra également l'aventure avec les 11 danseurs brésiliens de Agwa et Correria puisqu'il travaille actuellement sur Käfig Brazil, une nouvelle pièce qu'il présentera au mois de juin en France dans le cadre du Festival de Montpellier Danse.

Agwa et Correria sont présentés du 12 au 14 avril au Théâtre Maisonneuve

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