Act of God: les racines du bien

Renvoyant au cinéma, Act of God fourmille de flash-avant,... (Photo Nicola Frank Vachon, fournie par la production)

Agrandir

Renvoyant au cinéma, Act of God fourmille de flash-avant, flash-arrière, gros plans, suspense, action, plans-séquences et scènes courtes entremêlées...

Photo Nicola Frank Vachon, fournie par la production

La PresseMario Cloutier 3/5

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Mario Cloutier

La catastrophe comme moteur dramatique et comme métaphore. Voilà un beau sujet qu'ont développé ici avec doigté Marie-Josée Bastien et Michel Nadeau.

Deux couples sont bouleversés par une tragédie commune. L'un est formé d'un biologiste obsédé par les racines d'arbres et les champignons et d'une femme qui a fait fortune dans les bulles technologiques.

L'autre couple ami est composé d'un photographe de guerre attiré par la violence qu'il capte en images et d'une enseignante de physique au secondaire fascinée par le boson de Higgs.

Entre eux (à cause d'eux?), des enfants malheureux. Des ados laissés à eux-mêmes, tentés par le péril extrême, voire le suicide.

La pièce et la mise en scène de Marie-Josée Bastien et de Michel Nadeau renvoient au cinéma. Act of God fourmille de flash-avant, flash-arrière, gros plans, suspense, action, plans-séquences et scènes courtes entremêlées...

Dans un récit non linéaire et haletant, et par moments incompréhensible malheureusement, la «caméra» des artisans de la pièce nous promène du Québec au Japon en passant par le Moyen-Orient.

La pièce y gagne en action et en suspense, mais y perd parfois en émotion.

Les comédiens réussissent cependant le tour de force de passer d'un rôle à l'autre pour défendre le mal-être de ces contemporains trop occupés à réussir leur vie professionnelle et qui oublient leurs proches.

Dans ce contexte à risque, les accidents sont inévitables, les catastrophes surviennent. L'erreur est humaine et la nature a horreur du vide, pourrait-on ajouter.

C'est là que la thèse des dramaturges prend toute sa force. Au-delà de l'anecdotique et des petits gestes du quotidien, du cynisme des plus jeunes et des désillusions de leurs aînés, des forces innées agissent, aidant à refaire les solidarités.

Les catastrophes, naturelles ou pas, bouleversent les vies humaines. Mais la nature, humaine ou non, sait recréer les liens, refermer les blessures. À l'envers du mal, quand on croit que tout est perdu, quelque chose comme... les racines du bien.

* * * 1/2

Act of God. Texte et mise en scène de Marie-Josée Bastien et Michel Nadeau. Au Prospero jusqu'au 11 février.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer