Triptyque: fusion magique

Anne et Samuel, chorégraphié par Marie Chouinard.... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

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Anne et Samuel, chorégraphié par Marie Chouinard.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

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Mario Cloutier

De nos jours, la danse emprunte à certaines techniques circassiennes. Le cirque, lui, inclut des échanges de plus en plus chorégraphiés. Avec Triptyque, Les 7 doigts de la main prouvent que les deux peuvent coexister dans un même spectacle. Fusion magique.

Anne et Samuel

Cette première partie signée Marie Chouinard représente une excellente introduction à un spectacle où la danse et le cirque perdent leurs marques et leurs repères pour se fondre, au moins en partie, l'un dans l'autre.

Anne Plamondon est ligotée à un trapèze fixe lorsque Samuel Tétreault entre en scène à l'aide de béquilles. Il la libère de ses cordes, elle lui enlèvera son masque. Les deux s'aideront mutuellement pour finir par apprendre à marcher, voire à s'aimer.

Marie Chouinard les entraîne dans un ballet désarticulé, mais synchrone, où l'équilibrisme se fond subtilement dans la mise en scène et où la danse sied parfaitement à un artiste circassien, Samuel Tétreault, d'une grande finesse.

En symbiose avec une très belle trame musicale de Louis Dufort, ce duo offre de belles images de sensualité et de poésie gestuelle.

Variations 9.81

La force gravitationnelle de la Terre a inspiré à Victor Quijada, du groupe RUBBERBANDance, une chorégraphie où cinq circassiens tentent de prendre leur envol. Pièce plus physique au degré de difficulté élevé qui exige des artistes de littéralement danser la tête en bas en équilibre sur une tige. Belle synchronicité et beau travail de groupe.

Le numéro manque toutefois de s'écraser lorsque les cinq artistes aux bras fatigués doivent exécuter une danse où les gestes manquent de naturel et de fluidité. Le rythme se brise dans ce trop long tableau.

Mais ces Variations démontrent tout de même la polyvalence de circassiens à la fois d'une grande force athlétique et d'une souplesse de tous les instants.

Nocturnes

Aussi longue que les deux premières, la troisième partie du spectacle rassemble les huit artistes sous la direction de Marcos Morau qui a créé un rêve en blanc sur noir, aux accents surréalistes, souvent drôle.

On y verra un lit qui vole, des humains à tête de poisson, des boules de cristal ultralégères, un asile de fous pas furieux du tout qui rappelle un peu l'atmosphère du spectacle Psy de la même troupe.

Cette pièce vaut, en fait, à elle seule le coût du spectacle. Deux numéros retiennent tout de même l'attention: la corde lisse et le lit d'où sortent des mains qui participent à une danse acrobatique.

Originalité, homogénéité, poésie, magie. Quoique tous proposent de très beaux moments, le couple du début, Samuel Tétreault et Anne Plamondon, est véritablement la vedette de ce spectacle qui démontre que le mariage cirque-danse est des plus prometteurs.

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Le spectacle Triptyque des 7 doigts de la main est présenté jusqu'au 25 octobre à la TOHU.

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