But Wait... There's More: du cirque ronflant

La musique est un des traits caractéristiques de... (Photo fournie par Circus Oz)

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La musique est un des traits caractéristiques de la troupe. Dans But Wait... There's More, un petit orchestre de fanfare fait le lien entre les différents numéros.

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L'an dernier à pareille date, on a découvert le cirque musical d'Oz (avec From The Ground Up) avec un sentiment mitigé.

La troupe de Melbourne, qui est l'une des pionnières du cirque contemporain en Australie, ne s'était pas démarquée par ses prouesses acrobatiques, encore moins pour son contenu dramatique ou sa capacité d'évoquer et d'émouvoir, mais elle s'était illustrée par son énergie et son humour. Un spectacle sans prétention, un peu échevelé, mais divertissant et festif, avec quelques jolies trouvailles scéniques.

On ne peut malheureusement pas en dire autant de cette nouvelle proposition de Circus Oz, qui fait chou blanc. Un spectacle plat et sans audace, toujours aussi peu subtil, où même l'humour de la troupe - douteux par moments - n'est pas parvenu à atteindre sa cible. Du cirque ronflant, prévisible, décliné dans une forme des plus classiques, avec une MC dont les efforts pour nous parler en français ont fini par être agaçants.

La musique, qui est l'un des traits caractéristiques de la troupe, est très inégale. Un petit orchestre de fanfare fait le lien entre les différents numéros avec plus ou moins de bonheur, en prenant soin d'ajouter dans les transitions de la musique d'orgue d'un autre temps, qui a induit quelques soupirs de découragement. Les numéros chantés, que ce soit par la MC (Candy Bowers) ou les interprètes, sonnaient faux.

But Wait... There's More devait aborder le thème de la consommation. Une idée prometteuse, qui est passée totalement inaperçue. Mis à part le bref numéro d'équilibre sur chaise de Matt Wilson, où l'acrobate vétéran invite le public à «remplir le vide de notre vie avec des choses inutiles», le thème est complètement occulté ou alors à peine évoqué comme avec les codes barres imprimés sur les costumes des artistes. Dommage.

On avait remarqué le penchant de Circus Oz pour les clowneries. Cette fois encore, la troupe s'en donne à coeur joie. Des numéros volontairement ratés, on en a vu et revu, et oui, nous sommes peut-être devenus exigeants, mais pour nous refaire le coup, il faut un brin d'originalité. Idem pour les numéros de clowns plus classiques, où par exemple l'un de ces Gilles se fait démembrer. Déjà vu, non?

Est-ce que les enfants ont quand même apprécié ce spectacle qui leur est un peu destiné en cette semaine de relâche scolaire? Difficile à dire. La plupart d'entre eux ont sans doute apprécié le spectacle tout de même acrobatique de Circus Oz. Clowneries incluses. Comme spectacle d'initiation au cirque, on s'entend, c'est quand même pas mal. On se rend tout de même compte que le public montréalais, enfants inclus, en a vu d'autres.

Rendons à César ce qui lui revient. Le numéro de manipulation et de jonglerie d'Olivia Porter était captivant et parfaitement rythmé. L'idée de faire un numéro d'anneaux chinois (hoop diving) dans des ronds de fumée était aussi brillante. Enfin, la finale aux mâts chinois était aussi de très bonne tenue (malgré l'âge vénérable de certains interprètes), mais ces quelques éclaircies n'ont pas réussi à sauver ce spectacle de l'ennui.

* * 

Jusqu'au 15 mars à la TOHU.

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