Concert du 30e anniversaire du Cirque: un concentré d'émerveillement

Ce concert anniversaire est une réussite sur tous... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

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Ce concert anniversaire est une réussite sur tous les plans: prestation musicale, effets spéciaux, mise en scène, costumes et éclairages.

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Constat : il est difficile, voire impossible, d'être de mauvaise humeur en écoutant la musique du Cirque du Soleil. C'est d'autant plus vrai quand elle nous est offerte en concentré lors d'un concert haut en couleur dans une des plus belles églises de Montréal. Une église qui se prête à merveille aux spectacles : l'église Saint-Jean-Baptiste. C'était la première représentation, hier soir, du Concert du 30e anniversaire du Cirque, un spectacle qui nous a vraiment fait chaud au coeur.

Si le temps des Fêtes vous épuise ou vous déprime, si les chansons de Noël des centres commerciaux vous agressent, courez-y vite pour décrocher sans oublier d'apporter votre coeur d'enfant. Ce concert anniversaire est une réussite sur tous les plans : prestation musicale, effets spéciaux, mise en scène, costumes et éclairages. L'esprit du Cirque du Soleil y était, sans jongleurs ni acrobates, mais avec bien des artistes et des personnages costumés. Si quiconque en doutait encore, on a pu constater à quel point la musique a toujours été un pilier fondamental du succès du Cirque.

L'église de 2000 places était remplie, surtout par des employés du Cirque et de nombreux invités, artistes et personnalités.

Quelque part, assis près de l'allée centrale, on pouvait apercevoir Guy Laliberté, souriant.

Juste avant de commencer, Gilles Ste-Croix, cofondateur du Cirque qui prendra sa retraite cette année, est venu dire quelques mots.

La musique de 35 productions du Cirque était au programme. Pour l'interpréter, on avait réuni un orchestre classique d'une trentaine de musiciens dirigés par Frédéric Chiasson, un orchestre « maison » avec guitares électriques et percussions dirigé par Claude Chaput, un choeur de 70 choristes préparés par Gregory Charles, Jean-Willy Kunz à l'orgue Casavant et huit excellents solistes vêtus de costumes chatoyants. Ils méritent d'être nommés : Estelle Esse, Paul Bisson, Audrey Brisson-Jutras, Dominic Dagenais, Mathieu Lavoie, Anna Liani, Francine Poitras et Roxanne Potvin. Tout ce monde a interprété avec un bonheur évident la musique des principaux compositeurs du Cirque, en particulier celle de René Dupéré, de Benoît Jutras, de Violaine Conradi et de Bob & Bill.

Dans cette musique, on reconnaît une multitude d'influences et d'univers qui s'entrecroisent. Elle fusionne avec une créativité fabuleuse des inspirations venues du classique, du rock, de la pop, du tango, du fado, de la bossa-nova, des cantiques anglo-saxons, du gospel, de la musique nouvel âge, médiévale, des Balkans, et de combien d'autres ? Difficile de toutes les nommer. Le tout se fond de manière cohérente pour former ce son typique qui a donné au Cirque du Soleil une couleur multiculturelle ayant contribué à son succès partout sur la planète.

Mais comme, au Cirque, on aime en mettre plein la vue autant que plein les oreilles, on avait aussi prévu des projections et une mise en scène qui soutenait l'intérêt en exploitant avec intelligence l'architecture de l'église. Soliste et choeurs se déplaçaient, occupant tous les espaces de la chaire au jubé pendant que les pièces s'enchaînaient avec fluidité, presque sans interruption. Sur la voûte, on projetait des étoiles, des oiseaux, des flocons de neige. De la neige artificielle est aussi descendue sur la foule vers la fin du spectacle. Ce fut l'un des seuls petits ratés, puisque les machines soufflant cette neige produisaient un bruit assez dérangeant. Sur le plan musical, les solistes réunis ont aussi connu un faux départ avec Because, tiré du spectacle The Beatles LOVE, mais ils ont vite repris comme si de rien n'était. On a aussi remarqué des fausses notes occasionnelles de leur part au milieu des méandres des mélodies les plus sinueuses, mais rien que l'on puisse déclarer scandaleux.

Le tout s'est terminé - c'est le cas de le dire - dans l'allégresse, avec les pièces les plus connues de l'histoire du Cirque, Alegria et Kumbalawé (de Saltimbanco), pendant qu'artistes en costumes multicolores et choristes remontaient l'allée centrale, salués par une ovation.

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