Throw2Catch: du cirque techno

Nicolas Boivin-Gravel et Samuel Roy ont fondé la... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)

Agrandir

Nicolas Boivin-Gravel et Samuel Roy ont fondé la compagnie Throw2Catch.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE

Retenez le nom de cette petite compagnie montréalaise au nom accrocheur: Throw2Catch. Fondée par les jongleurs Samuel Roy et Nicolas Boivin-Gravel dès leur sortie de l'École nationale de cirque en 2005, T2C présente dès demain son deuxième spectacle: Reset.

Samuel Roy et Nicolas Boivin-Gravel étaient destinés à vivre ensemble une grande histoire... de cirque.

Les deux Québécois se sont rencontrés alors qu'ils n'avaient que 6 et 8 ans, à l'École de cirque de Verdun, une école de loisir. Déjà jeunes marmots, ils comptaient parmi les meilleurs jongleurs de leur groupe, affirme en toute neutralité Nicolas Boivin-Gravel.

Samuel et Nicolas se sont de nouveau croisés à l'École nationale de cirque, où ils ont tous deux fait leur secondaire. Ils ont ensuite suivi leur formation professionnelle en même temps que leurs études collégiales. Leur spécialité, sans surprise: la jonglerie.

«Dès qu'on a fini l'École, on savait qu'on voulait travailler ensemble, nous dit Samuel Roy. Notre numéro de fin d'année, en 2005, on l'a fait ensemble sous le nom de Throw2Catch (T2C).»

En sortant de l'École, comme c'est souvent le cas, les deux artistes de cirque sont devenus des «généralistes», touchant à toutes les disciplines.

«On a fait du corporatif avec les 7 doigts de la main, des événements spéciaux avec le Cirque du Soleil et on a joué dans Rain avec Éloize pendant quatre ans. Là, on avait un numéro de jonglerie, de roue Cyr, de barres russes. On a même chanté», lance Samuel Roy.

En 2010, après Rain, Samuel et Nicolas ont créé un premier spectacle de rue: T3C, en incluant leur collègue Gisle Henriet (d'où le chiffre 3).

Présenté environ 200 fois au Canada et pour la première fois cette année au Mexique, le spectacle extérieur sera joué à New York au mois d'août dans le cadre de Summer Stage in the Park.

Parlons Reset

L'aventure de Reset, leur premier spectacle en salle, a commencé il y a deux ans par une première ébauche créée à l'été 2012 pour les 20 jours de laboratoire de cirque à Montmagny.

Quelques mois plus tard, une résidence de création à la TOHU leur a permis de mettre la touche finale à ce projet. L'été dernier, ils ont d'ailleurs présenté leur spectacle à un petit groupe de diffuseurs et de producteurs réunis en marge du festival Montréal complètement cirque.

T2C a fait appel au metteur en scène Alain Francoeur, qui a monté les trois spectacles du Cirque Alfonse, pour créer Reset.

Le mois dernier, le duo entouré de trois acrobates - Gisle Henriet, Josianne Levasseur et Julie Choquette - a présenté la pièce en Corée. Les deux artistes âgés de 29 et 31 ans sont partis d'un questionnement sur l'emploi de la technologie.

«On s'est demandé comment la technologie pouvait aider à transformer les performances circassiennes, précise Samuel Roy. On avait déjà créé des numéros, mais on a cherché à rajouter une couche de lecture et à créer une relation de proximité avec le public.»

Résultat: dès leur arrivée dans la salle de l'Espace GO, les spectateurs seront invités à tweeter leurs questions, commentaires et impressions pendant toute la durée du spectacle. Les tweets seront projetés sur scène.

Dans chacun des numéros, il y aura une forme d'intervention technologique. Par exemple, pendant le numéro d'ouverture - un duo de roue Cyr -, les interprètes prendront des photos d'eux-mêmes (selfies). Les photographies seront projetées pour créer le décor.

Pendant le spectacle, le public pourra également voter pour le thème musical (opéra, country, rock) d'un numéro de cerceau. «Julie, qui fait ce numéro, devra improviser sur l'habillage musical choisi par le public et adapter son interprétation», détaille Samuel Roy.

Déconstruction

L'autre concept qui a guidé la création de Reset est la déconstruction progressive du spectacle, nous dit Nicolas. «On commence par présenter un spectacle très léché. Plus on avance, plus on enlève des couches. Il y aura moins d'éclairages, moins de technologie, moins de scénographie, jusqu'à ce qu'on soit seuls face au public.»

Depuis les premières ébauches d'il y a deux ans, le spectacle s'est précisé, nous dit Nicolas Boivin-Gravel. «Comme on est resté de longues périodes sans toucher au spectacle, chaque fois qu'on a repris, on avait du recul pour le peaufiner, enlever des trucs superflus. On avait chaque fois un regard nouveau.»

Une fois lancé, Throw2Catch fera une tournée des maisons de la culture avec Reset. Les deux artistes espèrent aussi se faire remarquer par les diffuseurs présents à Montréal. «On a confiance en ce spectacle, nous disent-ils. On veut maintenant le faire vivre.»

À l'Espace GO du 6 au 8 juillet




la boite:1600147:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer