Comédie musicale

Une deuxième vie pour Notre-Dame de Paris

La nouvelle mouture de Notre-Dame de Paris, présentée... (Photo Patrick Carpentier, fournie par la production)

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La nouvelle mouture de Notre-Dame de Paris, présentée au Palais des congrès de Paris jusqu'au 8 janvier, puis dans le reste de la France en 2017, est une sorte de « second début », après un long détour par l'international.

Photo Patrick Carpentier, fournie par la production

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(PARIS) Il est revenu, le temps des cathédrales. Dix-huit ans après sa première présentation, la comédie musicale de Luc Plamondon et Richard Cocciante reprend du service à Paris, dans une version revue qu'on pourra voir au Québec en 2018.

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De la comédie musicale Notre-Dame de Paris originale, seul Daniel Lavoie est encore là, impérial dans le rôle de Frollo.

Photo Patrick Carpentier, fournie par la production

« Reprendre du service » est peut-être exagéré. En réalité, Notre-Dame de Paris n'a jamais vraiment arrêté. Mais on peut dire que cette nouvelle mouture, présentée au Palais des congrès de Paris jusqu'au 8 janvier, puis dans le reste de la France en 2017, est une sorte de « second début », après un long détour par l'international.

Les décors n'ont pas changé. Pas plus que les arrangements musicaux. En revanche, les costumes ont été entièrement rafraîchis, tout comme la distribution. De l'originale, seul Daniel Lavoie est encore là, impérial dans le rôle de Frollo.

Côté mise en scène, Gilles Maheu a resserré quelques boulons et totalement repensé le tableau du Val d'Amour, désormais plus proche du Dortoir de Carbone 14 que du film Moulin Rouge. Enfin, les éclairages ont été rehaussés, pour un résultat plus lumineux.

DES ENJEUX D'ACTUALITÉS

À la question « Pourquoi refaire ce qui a déjà été fait ? », le producteur du spectacle, Nicolas Talar, qui a pris la relève de son père Charles, répond : « Parce que c'était le moment. » Il y a 15 ans que Notre-Dame de Paris a été présentée pour la dernière fois en France. Vingt ans que Plamondon et Cocciante ont commencé à plancher sur cette production, qui a fait plusieurs fois le tour du monde et révélé des chanteurs comme Garou et Hélène Ségara. « Il ne fallait pas qu'on oublie », dit-il.

Talar estime, par ailleurs, que le propos du spectacle est toujours aussi pertinent. 

« Les problèmes qui étaient là en 1998 sont encore plus présents aujourd'hui. Les sans-papiers, l'exil, l'asile, la lutte des classes. Et l'histoire d'amour, je n'en parle même pas... »

- Nicolas Talar, producteur du spectacle

La critique parisienne, d'abord circonspecte, semble en tout cas s'être laissé convaincre. Tandis que Le Parisien affirme n'y voir aucun défaut (le journal est partenaire de la production, remarquez !), la station RTL souligne que le spectacle « n'a pas pris une ride ». Le site PurePeople parle pour sa part d'un retour « éblouissant ».

COMMENTAIRES MITIGÉS

C'était un peu plus mesuré dans le public, le soir de notre visite. La plupart des spectateurs, venus par nostalgie, ne pouvaient s'empêcher de comparer la production avec leur image idéalisée de l'originale.

La famille Gelin (deux couples, une jeune fille et la grand-mère !) se disait déçue par la minceur des nouveaux décors (qui n'ont pourtant pas changé !) et le pastiche « garouisé » du nouveau Quasimodo, campé par l'Italien Angelo Del Vecchio, tout en admettant qu'il est « toujours difficile de refaire ce qui a déjà été fait ».

Même son de cloche (!) chez Laurence Charbit, revenue sur les lieux du crime avec sa petite famille. « Il y a 18 ans, ce fut notre première sortie, à moi et mon mari. On a voulu amener les enfants pour qu'ils voient. » Ces derniers étaient enchantés par la sortie. Mais leur maman semblait un peu refroidie par cette « pâle imitation ».

Des commentaires mitigés qui n'ont pas empêché une ovation spontanée dans la salle à la fin de la soirée.

On verra bien ce que le public québécois, fidèle de nature, en dira. Cette nouvelle mouture visitera cinq villes de la province à compter du mois d'août 2018. Dix mille billets auraient été vendus en moins d'une semaine.




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