Capital de sympathie pour Patrick Bruel

Le comédien et chansonnier Patrick Bruel offrait vendredi dernier au Théâtre... (Photo: Bernard Brault, La Presse)

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Photo: Bernard Brault, La Presse

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Philippe Renaud
La Presse

Le comédien et chansonnier Patrick Bruel offrait vendredi dernier au Théâtre Saint-Denis la première d'une série de cinq représentations au Québec - quatre au Saint-Denis, dont deux, à 15h et 20h, aujourd'hui, et la dernière au Capitole de Québec demain soir. La star française a donné une généreuse (et longuette) performance dans une salle comble.

Le thème du concert: Seul... ou presque. Bruel unplugged, pour reprendre l'expression consacrée par les Américains dans les années 90. L'époque même où le comédien, après quelques années d'efforts (il a, mine de rien, lancé sa carrière de chanteur en 1981!), est devenu une vedette incontestable de la variété française en plus d'une star du grand écran très recherchée. Ah, la Bruelmanie!

 

Peu après 20h, Bruel s'est amené en grattant quelques notes sur sa guitare. Sur la une scène sobrement habillée de projecteurs blancs, un grand piano à queue, un tabouret, un micro, deux autres guitares.

Il n'a pas mis de temps à séduire son public, fortement dominé par la gent féminine: après la racoleuse Voulez-vous, le nouveau quinquagénaire a offert Qui a le droit, dont le public admiratif a repris le refrain avec lui. On se serait cru à nouveau sur Si ce soir..., série de deux disques enregistrés devant public qui ont grandement contribué à cimenter la relation privilégiée que Bruel entretient avec son public.

Chansons populaires

Aussi attachant que puisse être le personnage, Bruel n'a jamais été un grand interprète: guitariste moyen, chanteur à tics néanmoins pourvu d'une voix qui chatouille la fibre sensible de ses fans. Vendredi soir, toutefois, le bonhomme paraissait en bonne forme vocale, et sa voix était exceptionnellement juste. Ses succès se prêtent fort bien à la formule solo acoustique, à la guitare comme au piano. À l'occasion, un guitariste-choriste venait le rejoindre sur scène.

Il faut bien admettre que, au fil des albums et des années, Bruel s'est constitué un solide répertoire de chansons populaires, qui ont toutes trouvé leur place dans cette sélection de presque 30 titres. Place des Grands Hommes, Alors regarde, Demain, J'te l'dis quand même et l'inévitable Casser la voix étaient de mise, semées entre les moins connues, deux nouvelles chansons (dont Lequel de nous, sur un swing plutôt gitan, à la Gipsy Kings) et une reprise (pas tout à fait heureuse) du You've Got a Friend, succès de James Taylor.

C'était simple, transparent et fait avec un seul objectif: plaire aux fans. Sur cet aspect, c'est réussi. Là où le concert s'enlise, c'est lorsque Patrick Bruel nous fait la causette entre les chansons. Ayant structuré son tour de chant comme un voyage à travers sa propre vie, la star se sent, dirait-on, obligée de nous présenter presque toutes ses chansons par des observations apprises par coeur, et ça tue le naturel qui aurait dû être le grand avantage de cette formule acoustique. Pire encore, ses nombreuses blagues envoyées entre deux chansons frisent l'insignifiance.

Dommage, car ses chansons parlent souvent par elles-mêmes et leur interprétation, honnête et juste, avait déjà tout ce qu'il faut pour satisfaire les fans de Bruel.

 




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