Le S.O.S. de la LNI

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Dans une vidéo mise en ligne récemment, où l'on peut notamment voir des joueurs actifs comme Laurent Paquin, François-Étienne Paré et Salomé Corbo, la LNI est présentée comme une «espèce menacée».

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Pour la première fois de son histoire, la Ligue nationale d'improvisation (LNI) se tourne vers le grand public pour assurer son financement.

La direction de la LNI a en effet lancé une campagne de sociofinancement baptisée «Préservez la LNI!». L'objectif est d'amasser 50 000 $.

Dans une vidéo mise en ligne récemment, où l'on peut notamment voir des joueurs actifs comme Laurent Paquin, François-Étienne Paré et Salomé Corbo, la LNI est présentée comme une «espèce menacée».

Malgré le ton humoristique de la capsule, le directeur général Étienne St-Laurent affirme que l'appel à l'aide de la LNI - fondée il y a près de 40 ans par Robert Gravel et Yvon Leduc - est à prendre au sérieux.

«Il y a des contraintes financières qui sont de plus en plus exigeantes et difficiles à rencontrer. Oui, à moyen terme, on est en danger.»

Depuis trois ans, la saison régulière de la LNI - qui compte 21 matches d'improvisation par année, entre les mois de février et de juin - enregistre des pertes, selon le directeur général. Ces pertes accumulées entraînent aujourd'hui un «ralentissement de paiement» aux comédiens, soutient Étienne St-Laurent.

Selon lui, ces pertes ne sont pas liées à une baisse de fréquentation des matches, puisque de 65 à 70 % des billets sont vendus chaque match.

Ironiquement, la popularité croissante de la LNI auprès d'un public «qui en demande plus» pourrait expliquer en partie ces pertes. Chaque année, c'est environ 7500 spectateurs qui vont voir des matches d'improvisation.

«On est passé de 16 à 21 matches par année, explique Étienne St-Laurent, mais on doit payer la quinzaine de comédiens qui jouent chaque soir et la salle du Club Soda que nous louons. Comme on ne veut pas augmenter le prix de nos billets, nos coûts grimpent, mais notre budget n'a pratiquement pas bougé. Plus on fait de matches, plus on perd de l'argent.»

La saison 2017 en péril

La soirée-bénéfice annuelle de la LNI, qui avait lieu le 19 novembre dernier, lui a permis d'amasser 50 000 $. La LNI, qui est soutenue par le Conseil des arts et des lettres du Québec depuis 14 ans, a également demandé à l'organisme d'augmenter son aide au fonctionnement de 70 000 $ à 150 000 $ par année.

Récemment, le Conseil des arts de Montréal a accepté de soutenir financièrement un projet baptisé «La LNI s'attaque aux classiques», où, à partir du 10 décembre (au Théâtre Espace libre), Anne-Élisabeth Bossé, Réal Bossé et Salomé Corbo revisiteront les grands classiques de la dramaturgie.

Il reste que tout est à recommencer chaque année pour la direction de la LNI, qui pourrait envisager, en dernier recours, d'augmenter le prix de ses billets (actuellement à 25 $).

«On espère que la campagne de sociofinancement nous donnera un répit, mais on aimerait pouvoir compter sur un financement plus stable. Pour l'instant, la saison 2016, qui commencera le 8 février, n'est pas compromise, assure Étienne St-Laurent, mais rien n'est acquis pour 2017, qui marquera les 40 ans de la LNI.»

Se pourrait-il que la LNI fasse une nouvelle campagne de sociofinancement l'année prochaine?

«Le but n'est pas d'en faire une activité récurrente, répond Étienne St-Laurent. Avec cette campagne-là, on veut d'abord s'assurer de la bonne qualité de la saison 2016. Pour l'année suivante, on verra.»

350
Nombre, en moyenne, de spectateurs par représentation.

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