An American in Paris conquiert les Parisiens

La première représentation du spectacle de trois heures... (Photo Jordan Strauss/Invision/AP)

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La première représentation du spectacle de trois heures avec chansons, ballets et dialogues entièrement réécrits, a vu le public applaudir longuement debout, y compris l'actrice américaine Natalie Portman et son époux Benjamin Millepied, directeur de la danse de l'Opéra de Paris.

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Agence France-Presse
PARIS

Le public parisien a fait un accueil enthousiaste mercredi soir à la comédie musicale An American in Paris donnée en création mondiale au Théâtre du Châtelet à Paris, avant son lancement en avril à Broadway.

La première représentation du spectacle de trois heures avec chansons, ballets et dialogues entièrement réécrits, a vu le public applaudir longuement debout, y compris l'actrice américaine Natalie Portman et son époux Benjamin Millepied, directeur de la danse de l'Opéra de Paris.

La comédie musicale n'est pas une simple transposition du film culte de 1951 de Vincente Minelli avec Gene Kelly et Leslie Caron. L'intrigue a été étoffée et avancée à la Libération de Paris au lieu de l'après-guerre. L'héroïne, Lise, est une jeune juive que son sens du devoir conduit à épouser Henri, le fils de la famille française qui l'a sauvée. Mais son coeur bat pour Gerry, le G.I. américain...

Outre le fameux poème symphonique de George Gerswhin (1928) qui donne son nom à l'oeuvre, la partition reprend le concerto en fa et la seconde rhapsodie pour piano et orchestre. Aux chansons cultes du film (I got rythm...) s'ajoutent d'autres mélodies non moins célèbres comme They can't take that away from me.

La chorégraphie du Britannique Christopher Wheeldon est éblouissante. Le ballet final restitue magnifiquement la modernité du Paris des années 20. On y retrouve des réminiscences des fameux ballets russes, le graphisme coloré de Sonia Delaunay ou l'empreinte de la musique de Debussy.

La partition aurait gagné à être jouée par un orchestre symphonique, mais les contraintes de la transposition à Broadway (où les fosses d'orchestre sont quasi inexistantes) ont réduit l'exécution à une vingtaine d'interprètes.

Ce n'est pas la seule concession: la production multiplie les clins d'oeil à l'Amérique avec une scène de cabaret proche du french cancan et une revue qui emprunte aux Folies Bergère ... Le public parisien n'en a pas moins applaudi à tout rompre ces numéros plutôt convenus.

La virtuosité du couple vedette formé par Robert Fairchild, premier danseur au New York City Ballet et Leanne Cope, danseuse du Royal Ballet de Londres, aussi à l'aise dans le ballet classique que jazz et contemporain, a emporté tous les suffrages.

La production franco-américaine s'installera à New York à partir du 12 avril avec l'objectif d'y rester au moins un an pour rentrer dans ses frais. Les producteurs américains Van Kaplan et Stuart Oken, qui se sont lancés dans l'aventure avec le Châtelet, ont misé quelque 13 millions de dollars.

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