Sorties de disques: bientôt la fièvre du vendredi

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Pour l'instant, les jours officiellement consacrés aux sorties d'albums et de chansons sont différents d'un pays à l'autre. Au Royaume-Uni et en France, par exemple, les albums sont mis en vente le lundi, alors que c'est le mardi pour les marchés américain et canadien.

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D'ici l'été prochain, le jour de sortie officielle des enregistrements de musique sera le vendredi. Il en sera ainsi partout dans le monde où la musique enregistrée est commercialisée, soit dans plus d'une cinquantaine de pays.

«Après plusieurs mois de discussion avec des intervenants et groupes du secteur de la musique, nous annonçons une étape importante pour notre industrie: une journée universelle pour la sortie de nos produits... Nous pouvons compter sur un énorme soutien des détaillants, labels et artistes», a déclaré hier Frances Moore, chef de la direction de la Fédération internationale de l'industrie phonographique (IFPI). Cette puissante organisation représente surtout les intérêts des multinationales de la musique, Sony, Warner et Universal contrôlant la majorité des parts du marché mondial.

Pour l'instant, les jours officiellement consacrés aux sorties d'albums et de chansons sont différents d'un pays à l'autre. Au Royaume-Uni et en France, par exemple, les albums sont mis en vente le lundi, alors que c'est le mardi pour les marchés américain et canadien.

Réaction de l'ADISQ

«Cette nouvelle entente industrielle est la décision de l'IFPI et des multinationales. Le reste du secteur devra emboîter le pas; il n'aura pas le choix. Si une major sort un album le vendredi, un indépendant ne sortira pas le sien le mardi. Les producteurs et distributeurs locaux à qui j'ai parlé admettent qu'ils devront s'adapter», a dit Solange Drouin, directrice générale de l'ADISQ, qui représente les plus importants labels, producteurs et distributeurs indépendants au Québec.

Cette décision est davantage motivée par des marchés où l'apport du numérique est très important, alors qu'au Québec, les ventes directes d'enregistrements numériques représentent 35% du marché, ajoute Mme Drouin. «Pour la distribution physique, l'adaptation sera plus importante. Dans le contexte, il est devenu difficile de placer des quantités importantes de disques dans les magasins. Lorsque, par exemple, un produit arrive le mardi en magasin, on peut en ajouter le jeudi ou le vendredi si les consommateurs réagissent bien. Ce ne sera plus possible. Les détaillants devront collaborer différemment avec les distributeurs et les labels.»

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