Jimmy Page veut protéger l'héritage de Led Zeppelin

Jimmy Page s'est dévoué pendant plusieurs années à remastériser... (Photo Kirsty Wigglesworth, AP)

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Jimmy Page s'est dévoué pendant plusieurs années à remastériser les albums car il ne voulait pas que les futures générations se contentent des versions compressées des chansons légendaires de Led Zeppelin.

Photo Kirsty Wigglesworth, AP

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Gregory Katz
Associated Press
LONDRES

Jimmy Page a entrepris ce projet parce qu'il ne pouvait pas en croire ses oreilles: le son des albums de Led Zeppelin était mauvais.

L'héritage du groupe auquel le guitariste a consacré une bonne partie de sa carrière musicale a été entaché par la piètre qualité du son de ses albums classiques, surtout si on les écoute sur des lecteurs de MP3 si populaires de nos jours.

Page s'est dévoué pendant plusieurs années à remastériser les albums, car il ne voulait pas que les futures générations se contentent des versions compressées des chansons légendaires du hard rock. Les cinq premiers albums sont déjà sortis au cours des récents mois; mardi, c'était au tour de l'album double Physical Graffiti de réapparaître sur les tablettes des disquaires.

«Tout le processus de remastérisation est la conséquence d'avoir écouté du Led Zeppelin sur MP3. Cela sonnait comme si quelqu'un avait eu accès aux bandes-maîtresses pour en faire un mixage horrible, a déclaré Page. Cela ne représentait pas ce que nous avions fait. De nombreuses textures n'apparaissaient pas. Toute la beauté de Led Zeppelin - l'atmosphère et ces instruments qui vont et viennent - avaient été réduits à néant.»

Les nouvelles éditions des albums s'accompagnent de versions alternatives, certaines enregistrées en spectacle, de plusieurs chansons. Page a écouté les bandes pendant de longues heures dans l'espoir de découvrir des pépites. Le musicien, âgé de 71 ans, dont les longs cheveux blancs sont coiffés en queue de cheval, est confiant que les nouvelles versions résisteront aux affres du temps et pourront s'adapter aux prochaines innovations techniques.

«À ce stade-ci, nous sommes prêts pour tout ce qui peut sortir, du moins au chapitre de la haute résolution numérique. De plus, les nouvelles versions peuvent être écoutées sur des vinyles de grande qualité, des CD et de façon numérique. L'objectif de ce projet a été atteint.»

À l'instar des Eric Clapton, Jeff Beck, Keith Richards et autres musiciens, Page fait partie d'un groupe sélect de guitaristes britanniques qui ont trempé le rock n» roll américain dans une fontaine de Jouvence au milieu des années 1960. La plupart d'entre eux étaient des autodidactes, rappelle-t-il. Ils ne pouvaient se fier qu'à des moyens techniques primitifs. Ils s'achetaient des chansons enregistrées à 45 tours par minute et les adaptaient à 33 tours par minutes, la vitesse prévue pour l'enregistrement des longs jeux.

Page dit avoir écouté les succès d'Elvis Presley et de Ricky Nelson de cette façon afin de décoder le jeu des guitaristes, plus particulièrement James Burton. «On apprenait à jouer à partir des disques. On mettait un 45 tours, on ralentissait notre tourne-disque à 33 tours par minutes et on tentait de déchiffrer les solos, note par note. Tous ont appris à jouer de cette façon, d'autant que je me rappelle.»

«J'ai économisé mon argent de poche pour m'acheter les disques de Ricky Nelson parce qu'on savait que James Burton ne nous laissait jamais tomber», a-t-il dit.

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