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Charles Binamé signera Carmen

Le réalisateur Charles Binamé compte travailler sur l'opéra Carmen en... (Photo OLIVIER PONTBRIAND, archives LA PRESSE)

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Le réalisateur Charles Binamé compte travailler sur l'opéra Carmen en empruntant la manière d'un tournage de film.

Photo OLIVIER PONTBRIAND, archives LA PRESSE

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L'Opéra de Montréal a fait appel au cinéaste Charles Binamé pour signer la mise en scène de Carmen, qui figurera au programme de l'institution montréalaise en mai 2019. Cet opéra de Georges Bizet (1838-1875), inspiré d'une nouvelle de Prosper Mérimée, est le plus connu et le plus joué au monde, en plus d'avoir déjà fait l'objet de plusieurs adaptations cinématographiques.

«C'est un grand défi, mais je suis très enthousiaste à l'idée de mettre en scène cet opéra, a déclaré Charles Binamé au cours d'un entretien accordé à La Presse. Je ne peux encore révéler beaucoup de choses sur mon approche, mais il est clair que, sans obligatoirement dépoussiérer les clichés qu'on associe habituellement à cet opéra, j'ai envie d'enlever des couches pour mieux plonger au coeur du drame.»

Pour ce faire, le metteur en scène aura les moyens de ses ambitions. Il s'est en outre assuré auprès du directeur artistique, Michel Beaulac, qu'il pourra livrer une Carmen «qui ne sera pas celle à laquelle tout le monde s'attend».

«Nous sommes sur la même longueur d'onde et nous aurons les moyens de mettre du monde sur scène. Ce sera une grosse production!»

L'Opéra de Montréal a rarement fait appel à des cinéastes pour signer les mises en scène de ses spectacles. Cette tradition est pourtant de mise depuis longtemps en Europe (de Luchino Visconti jusqu'à Michael Haneke en passant par Patrice Chéreau) et ailleurs en Amérique du Nord. Robert Lepage, François Girard et Atom Egoyan, notamment, ont eu l'occasion de signer des mises en scène d'opéras et d'y faire leur marque.

Un voyage en Andalousie

Quand la proposition est tombée, Charles Binamé ne l'a pourtant pas acceptée d'emblée.

«J'ai quand même mis trois mois avant de dire oui, explique-t-il. Il fallait que je le sente, que je trouve ma voie. Je me suis rendu en Andalousie pour essayer de comprendre le monde gitan, comprendre pourquoi les choses étaient mises en place de cette façon dans cet opéra.»

«Quand tu te trouves sur les lieux, tu saisis la nature du commentaire social qu'il y a dans le propos. Dans l'avion, au retour, je me suis dit que j'étais en mesure de monter Carmen sans avoir une vision de touriste.»

Le réalisateur de Séraphin : Un homme et son péché et d'Elephant Song compte travailler avec son équipe en empruntant la manière d'un tournage de film. Des rencontres préliminaires ont déjà eu lieu, et des répétitions se tiendront en amont, même s'il est parfois difficile de réunir tout le monde au même endroit, au même moment.

La distribution de cette nouvelle production de Carmen est déjà établie, mais les noms des interprètes seront dévoilés ultérieurement.




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