Hugo Laporte: un jeune baryton parmi les grands

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Hugo Laporte

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Caroline Rodgers

Collaboration spéciale

La Presse

Depuis près de deux ans, un jeune baryton fait de plus en plus parler de lui: Hugo Laporte, 24 ans, de Québec. Lauréat de plusieurs bourses et concours, il s'apprête à faire son entrée sur les scènes lyriques du Québec et d'Europe au cours de la prochaine année.

Nommé «jeune espoir lyrique canadien» au Gala international des Jeunes ambassadeurs lyriques en novembre dernier et faisant partie de l'édition 2015 des «30 Hot Canadian Classical Musicians Under 30» de la CBC, Hugo Laporte est sur une belle lancée. Son agenda, qui commence à être bien garni pour les prochaines années, en témoigne. Alors qu'il y a à peine trois ans, il n'était pas certain de vouloir devenir chanteur professionnel, sa trajectoire semble maintenant tracée.

C'est à 16 ans qu'Hugo Laporte a eu la passion du chant, non sans avoir d'abord joué d'autres instruments pendant plusieurs années.

«Je fais de la musique depuis l'âge de 6 ans, dit-il. J'ai commencé avec le violon pendant cinq ou six ans et, au secondaire, j'ai fait de la trompette dans l'harmonie scolaire. J'ai commencé le chant en 5e secondaire. J'ai trouvé cela très différent de mes autres expériences musicales. Je n'avais jamais pensé qu'il était possible de faire sortir de la musique de soi de cette façon.»

Un an plus tard, il était accepté en musique au cégep de Sainte-Foy. Il a ensuite obtenu son baccalauréat en chant à l'Université Laval et continue d'étudier le chant avec sa professeure du baccalauréat, Patricia Fournier.

D'un concours à l'autre

En parallèle à ses études, il a participé à des concours d'abord régionaux, comme celui de la Relève musicale de Québec, puis de plus en plus ambitieux. Petit à petit, il s'est convaincu qu'il avait une chance de percer dans le monde ingrat du chant lyrique.

«Même au baccalauréat, je n'étais pas encore certain que je ferais cela de ma vie, dit-il. La Relève musicale m'a invité à donner mon premier vrai récital en mars 2013. Ç'a été une expérience marquante pour moi de chanter devant 150 personnes, avec toutes les émotions que cela procure.»

À l'automne 2014, il a remporté le premier prix en chant au Concours de musique du Canada, et le Concours OSM Standard Life. C'est là que des portes ont commencé à s'ouvrir.

«Le fait d'avoir gagné le Concours OSM m'a permis d'avoir beaucoup de contrats, dit-il. J'ai chanté comme soliste avec l'Orchestre symphonique de Québec et avec le YOA Orchestre des Amériques. Avec l'OSM, j'ai donné, entre autres, un récital pendant la Virée classique et j'ai eu de petits rôles dans les versions concert de Pelléas et Mélisande et de Carmen au Parc olympique. De plus, le fait d'avoir remporté ces deux concours m'a donné énormément de confiance en mes moyens.»

Début de carrière en Europe

En novembre dernier, il raflait les honneurs au concours des Jeunes ambassadeurs lyriques, remportant pas moins de sept prix et bourses. Grâce à des ententes avec des directeurs de maisons d'opéra à l'étranger, les bourses des Jeunes ambassadeurs lyriques permettent à leurs lauréats d'aller chanter en Europe et en Asie.

À partir de 2016, Hugo Laporte chantera donc notamment dans Rigoletto à Bologne, en Italie, à l'Opéra d'Erfurt en Allemagne et à l'Opéra de Massy, en France. «Ça va me permettre de commencer une carrière en Europe de façon sérieuse», dit le chanteur.

En février, un gros défi l'attend: le rôle de Figaro dans une adaptation en français du Barbier de Séville, production de la Société lyrique du Royaume, à Saguenay. 

«C'est bien de faire de petits rôles dans des grandes maisons d'opéra, dit-il. Mais le fait de chanter un gros rôle comme Figaro dans une plus petite ville va me permettre de mieux développer mes qualités d'acteur et de chanteur.»

En 2016, il chantera le rôle de Schaunard dans La bohème, de Puccini, à l'Opéra de Québec. «C'est un rôle assez important et je suis très content, dit-il. Je suis attaché à l'Opéra de Québec, car c'est ma ville natale.»

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