Zubin Mehta à l'OSM: le grand retour d'une légende

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Parmi les symphonies de Mahler, la troisième est la favorite de Zubin Mehta. Pour lui, il s'agit d'un voyage où toute la nature est représentée.

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Caroline Rodgers

Collaboration spéciale

La Presse

Parmi les chefs les plus respectés de la planète, le légendaire Zubin Mehta revient à l'Orchestre symphonique de Montréal, dont il a été le directeur musical de 1961 à 1967, pour un concert-bénéfice entièrement consacré à la monumentale Symphonie no 3 de Mahler. La Presse a pu poser quelques questions au maestro à l'occasion d'une conférence téléphonique.

Pourquoi avez-vous choisi la Symphonie no 3 de Mahler?

R Parmi les symphonies de Mahler, c'est ma favorite. C'est un voyage où toute la nature est représentée. Chacun de ses six mouvements représente différents éléments de la nature et la somme de ces mouvements forme l'une des plus incroyables pièces de musique. Bruno Walter, le grand chef, a visité Mahler un jour dans la campagne autrichienne. Il s'émerveillait de la beauté des montagnes et Mahler lui a dit: ne vous inquiétez pas, j'ai déjà mis les montagnes dans ma symphonie! Je vais la dédier à la mémoire de mon ami Pierre Béique, qui aimait aussi cette symphonie.

Qu'est-ce qui a le plus changé dans le monde de la musique depuis le début de votre carrière?

R Le public, et les goûts du public. Il faut concevoir des programmes pour attirer les jeunes et faire preuve de bien plus d'imagination qu'autrefois. Dans certaines régions du monde, les orchestres perdent leur public. Pas en Europe centrale ni en Israël, mais en Amérique du Nord. New York et Los Angeles n'ont pas de problèmes, car ils ont des chefs très populaires, mais dans d'autres parties des États-Unis, notamment le Midwest, les orchestres ont des problèmes. Certains compositeurs ne cesseront jamais d'être populaires: Tchaïkovski, Beethoven, Mahler. Mais il faut avoir du courage et continuer de jouer de la musique contemporaine, même si le public est réticent.

La dernière visite de Zubin Mehta à l'OSM remonte à 2008, alors qu'il avait dirigé un concert à la basilique Notre-Dame. Le chef d'origine indienne est aujourd'hui âgé de 79 ans. Il continue de diriger l'Orchestre philharmonique d'Israël et il est aussi chef principal au Maggio Musicale Fiorentino, à Florence, en Italie.

N'hésitant pas à soutenir des causes humanitaires et à participer à des concerts historiques qui ont contribué à accroître sa notoriété, il a notamment dirigé le Requiem de Mozart dans les ruines de la bibliothèque nationale de Sarajevo en 1994 pour aider les victimes de la guerre en ex-Yougoslavie. Il a aussi dirigé un concert sur le site du camp de concentration de Buchenwald, en Allemagne, ainsi que l'opéra Turandot dans la Cité interdite, à Pékin, avec 300 figurants et 300 soldats.

Pour ce concert à grand déploiement dont les profits seront versés à la Fondation de l'OSM, trois choeurs se joindront à l'orchestre: le Choeur des femmes de l'OSM, le Choeur des enfants de Montréal et la Chorale des jeunes du Conservatoire de McGill. La soliste invitée est la mezzo-soprano Michelle DeYoung. Ce concert sera le premier de Zubin Mehta à la Maison symphonique.

Le 19 mai, 19h, à la Maison symphonique.

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