Hélène Guilmette: en attendant Carnegie Hall

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«On a tous une petite liste de voeux avec des salles ou des maisons d'opéra où l'on aimerait chanter, et Carnegie Hall fait partie des lieux qui figurent en tête de ma liste», confie la soprano Hélène Guilmette.

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Caroline Rodgers

collaboration spéciale

La Presse

Ces jours-ci, Hélène Guilmette a de bonnes raisons d'être fébrile: dimanche, elle fera ses débuts à Carnegie Hall dans Dido and AEneas (Didon et Énée) en compagnie des Violons du Roy. L'opéra de Henry Purcell, où la soprano originaire de Montmagny interprète Belinda, est également présenté ce soir en version concert à la Maison symphonique.

«On a tous une petite liste de voeux avec des salles ou des maisons d'opéra où l'on aimerait chanter, et Carnegie Hall fait partie des lieux qui figurent en tête de ma liste, dit-elle. Je serai très émue de marcher sur cette scène, sur les traces des grands qui sont passés par là, et pas seulement en musique classique. Je pense notamment à Édith Piaf et à Ella Fitzgerald. C'est très impressionnant.»

Elle est d'autant plus heureuse qu'elle y va avec un ensemble qu'elle affectionne et avec qui elle collabore comme soliste depuis 10 ans, les Violons du Roy.

«C'est une double fierté de le faire avec les Violons et avec le choeur de la Chapelle de Québec. Ce sont des amis et des gens que j'estime énormément, qui font toujours un travail de qualité.»

Dans la peau de Belinda

Dans Didon et Énée, Belinda est le troisième personnage en importance après la reine Didon, qui sera interprétée par la soprano allemande Dorothea Röschmann, et Énée, le prince de Troie, interprété par le baryton néerlandais Henk Neven.

«Belinda est la confidente de Didon, explique la chanteuse. C'est un opéra qui comprend une foule de personnages secondaires, et Belinda incarne le plus sollicité d'entre eux. J'ai quelques petits airs à chanter et je suis toujours en dialogue avec le choeur. Les chanteurs du choeur de la Chapelle ne sont pas nombreux, mais ils sont si exceptionnels que cela sonne comme s'ils étaient trois fois plus nombreux. Je suis contente, car nous aurons l'occasion de les entendre individuellement.»

Carrière internationale

Pour les Violons du Roy, il s'agit du huitième concert à Carnegie Hall depuis 2006, et du quatorzième à New York. Cette fois, ils seront dirigés par le chef britannique réputé Richard Egarr, connu entre autres pour sa collaboration avec l'Academy of Ancient Music.

«C'est ma première expérience avec lui et je l'apprécie bien, dit Hélène Guilmette. C'est certain que j'aurais aimé que Bernard Labadie soit avec nous pour ce concert, mais ce n'est que partie remise. Nous allons nous reprendre une autre saison, puisque son état de santé s'améliore.»

La carrière internationale d'Hélène Guilmette va bon train, elle qui fera ses débuts à Covent Garden la saison prochaine dans L'étoile de Chabrier. Elle revient tout juste de chanter dans Castor et Pollux avec Les Talens lyriques, sous la direction de Christophe Rousset, à Toulouse. Ce printemps, elle fera aussi ses débuts dans le rôle de Mélisande dans Pelléas et Mélisande, à Lyon. Un rôle qu'elle reprendra en version concert pour le début de saison de l'OSM, cet automne.

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