Opéra: Nabucco, le destin d'un peuple

Créée en 2012 par le Washington National Opera... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

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Créée en 2012 par le Washington National Opera en collaboration avec les opéras de Philadelphie et du Minnesota, cette production aux décors peints à la main en trompe-l'oeil et aux costumes traditionnels promet d'être somptueuse.

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Caroline Rodgers
La Presse

L'Opéra de Montréal lance sa saison samedi soir avec Nabucco, de Giuseppe Verdi. L'opéra, qui a permis au compositeur de connaître son premier succès à une époque politiquement troublée, est présenté du 20 au 27 septembre à la salle Wilfrid-Pelletier. Coup d'oeil sur l'oeuvre, la production et ses interprètes.

La production

Créée en 2012 par le Washington National Opera en collaboration avec les opéras de Philadelphie et du Minnesota, cette production aux décors peints à la main en trompe-l'oeil et aux costumes traditionnels promet d'être somptueuse. Le metteur en scène original, Thaddeus Strassberger, a voulu évoquer la première de Nabucco à la Scala de Milan en 1842 et souligner son importance historique dans le contexte de sa création, alors qu'une partie de l'Italie était occupée par l'Autriche. C'est la troisième fois que l'Opéra de Montréal présente Nabucco, les deux précédentes ayant eu lieu en 1992 et 2001.

Distribution: de nouvelles voix

Cette production de Nabucco sera l'occasion d'entendre de nouvelles voix à Montréal. En effet, les principales têtes d'affiche sont des chanteurs de l'étranger faisant leurs débuts à la compagnie. Pour personnifier Nabucco, le baryton italien Paolo Gavanelli. La soprano russe Tatiana Melnychenko interprète Abigaille et la mezzo américaine Margaret Mezzacappa, Ferena. L'Ukrainien Ievgen Orlov joue le grand-prêtre Zaccaria. Quelques Canadiens sont aussi de la distribution, dont le ténor québécois Antoine Bélanger dans le rôle d'Ismaele. L'Orchestre Métropolitain sera dirigé par le chef italien Francesco Maria Colombo.

«En 2001, j'avais préparé les choeurs pour la dernière production de Nabucco à l'Opéra de Montréal. Cet opéra me rappelle beaucoup de souvenirs, d'autant plus que c'est une oeuvre où le choeur tient un rôle central. En 2001, j'en étais à ma toute première saison à la tête de l'Orchestre Métropolitain. Courez voir et entendre ce chef-d'oeuvre!»

Yannick Nézet-Séguin

L'intrigue

Fort tortueuse, l'intrigue de Nabucco ne saurait se résumer en quelques lignes. Fenena, fille de Nabucco, roi de Babylone, est retenue en otage à Jérusalem par le grand-prêtre Zaccaria. Les Babyloniens envahissent Jérusalem et réduisent les Hébreux à l'esclavage. Abigaille, l'autre fille de Nabucco - qui est née esclave - complote pour s'emparer du trône et souhaite la mort des Hébreux. Parviendra-t-elle à ses fins? Il faudra assister à quatre actes aux multiples rebondissements pour connaître le sort du peuple d'Israël.

Une mise en scène politique

Pour appuyer la métaphore que représente Nabucco pour l'Italie occupée par l'Autriche, la mise en scène de cette production introduit un second niveau de lecture à l'aide d'un théâtre à l'intérieur du théâtre. À côté des paysages bibliques, on verra sur scène des balcons d'opéra où seront assis des figurants représentant des Autrichiens assistant à une représentation de Nabucco à la Scala de Milan. À des moments clés, les chanteurs, comme s'ils étaient des Italiens de l'époque de Verdi, regarderont leurs oppresseurs, a expliqué aux médias Leigh Holman, metteur en scène.




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