Mort de Licia Albanese

Licia Albanese dans Madama Butterfly.... (Photo: fournie par Google Images)

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Licia Albanese dans Madama Butterfly.

Photo: fournie par Google Images

Claude Gingras
La Presse

Licia Albanese est décédée à New York vendredi dernier, 15 août. La nouvelle a été annoncée par sa famille cette semaine. Selon internet, la soprano avait 105 ans. Les biographies officielles donnent 1913 comme date de sa naissance, mais il semble que la disparue, comme c'est souvent le cas chez les artistes, ait falsifié son âge. Elle serait effectivement née en 1909, ce qui en fait la doyenne des chanteuses d'opéra, ce titre étant détenu jusqu'ici par Magda Olivero, née en 1910 et toujours vivante à 104 ans.

Née Alicia Albanese à Bari, Italie, elle entra à La Scala en 1935 mais se fixa en 1940 aux États-Unis et y poursuivit l'essentiel de sa carrière. On l'entendit régulièrement aux radiodiffusions du samedi après-midi en provenance du Metropolitan, où elle donna plus de 1000 représentations de 48 rôles, principalement de Madama Butterfly, La Bohème et La Traviata.

Sa discographie est considérable. Ainsi, elle enregistra La Bohème deux fois: en 1938, à La Scala, avec Beniamino Gigli comme partenaire, et en 1946 à New York, avec Arturo Toscanini comme chef d'orchestre.

L'historienne Mireille Barrière a retracé quatre apparititons d'Albanese à Montréal: dans La Bohème et La Traviata en 1953 au Her Majesty's, puis dans Manon de Massenet et de nouveau La Traviata avec la troupe du Met au Forum en 1955. Son dernier passage ici: en 1970, comme membre du jury de chant au Concours international organisé par Monique Marcil.

Malgré sa popularité, Albanese n'était pas ce qu'on appelle une grande chanteuse, comme l'ont été Callas, Tebaldi et même Scotto. Elle n'appartenait absolument pas à cette classe-là. Minuscule, affligée d'un timbre ingrat et d'une intonation parfois douteuse, elle parvenait néanmoins à émouvoir par sa totale sincérité. On lui pardonnait même son penchant pour la grandiloquence...

Farouchement attachée à la vieille tradition, elle n'hésitait pas à manifester publiquement son désaccord devant les «relectures» modernes des opéras qu'elle aimait et qu'elle avait chantés. Ainsi, en 1994, au Met, elle chahuta violemment une production de Butterfly qui comportait des scènes de nudité.




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