Julian Kuerti : un bon choix

Julian Kuerti lors d'un concert au Festival de... (Photo: Baptiste Grison, Festival de Lanaudière)

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Julian Kuerti lors d'un concert au Festival de Lanaudière.

Photo: Baptiste Grison, Festival de Lanaudière

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Claude Gingras
La Presse

Julian Kuerti, fils du pianiste bien connu, dirigeait jeudi soir le premier concert de l'Orchestre Métropolitain au Centre Pierre-Charbonneau. Détail non mentionné dans le feuillet distribué au public, le musicien de 36 ans est maintenant le «principal chef invité» de l'OM. On ignore la durée du contrat, mais on sait qu'il dirigera à ce titre deux programmes la saison prochaine.

Il s'agit certainement d'un bon choix. M. Kuerti avait fait grande impression lors de ses concerts avec l'OSM et avec l'OM, à Montréal et à Lanaudière, et il en fut de même cette semaine.

Précisons d'abord que le concert faillit ne pas avoir lieu, à cause d'une panne de courant qui durait encore à 19 h. Finalement, la lumière revint et tout rentra dans l'ordre. La direction a attribué aux rumeurs d'annulation l'assistance moins nombreuse que d'habitude, soit 1000 personnes, alors qu'on en compte souvent le double.

Être placé tout à l'avant de l'auditoire permet de voir le chef comme le voient les musiciens eux-mêmes. L'extrême concentration qui se lit sur son visage les inspire certainement autant que sa direction à la fois très énergique, très chaleureuse et très détaillée.

Le programme comprend quatre titres et le chef invité, auquel l'orchestre répond aussi bien qu'à son titulaire, tire le maximum de chacun. On oublie quelques petites imperfections, dont l'acoustique est peut-être responsable.

Comme toujours, la populaire ouverture de Glinka donne au concert un départ fulgurant. Les quatre Danses norvégiennes de Grieg (à l'origine pour piano à quatre mains) sont pleines de délicieux contrastes que souligne bien le chef. Ici, mention au parfait hautbois de Lise Beauchamp. Le chef se cambre ensuite solennellement et commande aux cordes, cuivres et timbales une Finlandia des plus dramatiques.

L'événement de la soirée reste la Symphonie dite du Nouveau Monde de Dvorak - rebaptisé «Nouvel Monde» par le chef torontois. Celui-ci omet la reprise au premier mouvement, décision acceptable dans ce genre de concerts, et il dirige cette fois de mémoire. Sa pleine connaissance de la partition est évidente. Il en fait briller le contrepoint, confère au célèbre mouvement lent une inhabituelle gravité, fait bien chanter les cordes (comme dans tout ce qui avait précédé), laisse pleine liberté d'expression aux premiers-pupitres et mène le finale à une conclusion enivrante.

Bref, un simple «concert d'été» ayant l'envergure d'un grand concert de saison.

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ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN. Chef invité: Julian Kuerti. Jeudi soir, Centre Pierre-Charbonneau. Concerts populaires de Montréal. Reprise dimanche, 19 h 30, Théâtre de Verdure, parc La Fontaine.

Programme:

Ouverture de l'opéra Rousslan y Ludmilla (1842) - Glinka

Danses norvégiennes, op. 35 (1881-1885) - Grieg

Finlandia, op. 26 (1899) - Sibelius

Symphonie no 9, en mi mineur, op. 95, B. 178 (du Nouveau Monde) (1893) - Dvorak




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