Bobby Bazini: une porte s'ouvre sur le monde

Bobby Bazini vise le marché international avec son troisième... (Photo Olivier PontBriand, La Presse)

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Bobby Bazini vise le marché international avec son troisième album, Summer Is Gone, enregistré à Londres.

Photo Olivier PontBriand, La Presse

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À son troisième essai, Bobby Bazini verra son nouvel album, Summer Is Gone, distribué à l'extérieur du Canada par Interscope (États-Unis), Polydor (Royaume-Uni) et Universal (Suède). Les labels étrangers ont confirmé leur intérêt dès l'écoute de C'est la vie, le premier extrait de l'album qui a commencé à tourner aux États-Unis avant même que ne débute la campagne de promotion d'Interscope.

Pour Bazini, il n'était pas trop tôt. Oui, son premier album, Better In Time, en a fait une vedette instantanée au Québec et le second, Where I Belong, a été bon premier des ventes au pays parmi les albums canadiens lancés en 2014. Mais aux États-Unis, ce disque enregistré en Californie avec des pointures comme le réalisateur Larry Klein et l'organiste Booker T. Jones n'a eu droit qu'à une sortie numérique par une petite maison de disques.

«Même si je chante en anglais, ça a marché principalement ici au Québec, reconnaît le chanteur. Il y a souvent eu de l'intérêt ailleurs, mais ça n'a jamais débloqué comme ici.»

«Pour la première fois, iI y a quelque chose qui se passe. Je ne veux pas trop avoir de grosses attentes, mais j'ai hâte de voir.»

Ces dernières années, Bazini a participé à des spectacles-vitrines à Los Angeles et à Londres et il a même fait à l'occasion des premières parties des deux côtés de l'Atlantique. Ce troisième album, c'est à Londres qu'il l'a enregistré avec le réalisateur Martin Terefe dont il avait admiré le travail sur l'album soul-pop Undiscovered de James Morrison.

Bazini a écrit la plupart des chansons de Summer Is Gone avec des auteurs-compositeurs britanniques qui gravitent autour des Adele, Sia et autres Ed Sheeran. Il est sorti de ces séances d'écriture avec une trentaine de chansons, tant et si bien qu'il a dû mettre de côté une chanson créée avec Simple Plan à Los Angeles ainsi que Get a Little Funky, pondue à Nashville avec Brendan Benson, un acolyte de Jack White, et qu'il avait chantée en primeur au Métropolis en février 2015. Mais il a gardé Those Eyes, née de sa collaboration avec le réalisateur québécois Pierre Duchesne, qu'on a entendue au Festival de jazz l'an dernier.

Des surprises

Le chanteur de 27 ans ne sait pas si Summer Is Gone lui permettra de se faire connaître sur la scène internationale, mais il estime que cet album a quelque chose de plus jeune, de plus contemporain que les deux précédents. Peut-être lui permettra-t-il de s'affranchir un peu de l'image de vieille âme qui lui collait à la peau depuis ses débuts.

«Je voulais faire un album soul qui sonne moderne mais qui me ressemble, dit Bazini. Je ne sais pas si ça va être celui-ci [l'album de la percée], des fois ça peut prendre du temps. Au gala des prix Juno, l'an dernier, j'étais finaliste pour l'album de l'année tout comme Leonard Cohen, et c'est lui qui l'a emporté. Mais c'était son premier album de l'année, à 80 ans. J'en ai juste 27.»

Il y a justement sur Summer Is Gone une chanson étonnante intitulée Leonard Cohen, écrite à Nashville avec Angelo Petraglia.

«J'ai une grande admiration pour Leonard Cohen et son travail, explique Bazini. On avait une phrase qui disait "She loves me like a Leonard Cohen song" parce que ses chansons sont toujours poétiques et qu'il a vraiment un univers bien à lui qu'on a essayé d'aller chercher un peu dans l'arrangement de cordes.»

«Ce sont d'ailleurs les mêmes musiciens, les Love Sponge Strings, qui jouent sur le nouvel album de Leonard Cohen, You Want It Darker. C'est un univers où je vais rarement et je trouve que ça fait du bien.»

Bazini pourrait en dire autant de Summer Is Gone, sa chanson préférée qui donne son titre à l'album. Une chanson dont on croit qu'elle va se terminer au bout de trois minutes mais qui se prolonge dans une envolée instrumentale éthérée qu'on n'attendait vraiment pas.

«C'était pas prévu mais, en studio, on a continué à jouer pendant sept minutes, raconte Bazini. On s'est pété un trip, très spacy, avec des claviers, et on l'a gardée parce qu'on trouvait que c'était naturel. Pour moi, c'est nouveau comme sonorité et c'est risqué parce que veux, veux pas, j'ai mon fan base. Mais je tripe sur Pink Floyd, Radiohead, Coldplay, Bon Iver et il s'agit de trouver une façon de rester dans mon son tout en allant jouer dans ces affaires-là. J'ai hâte de la faire en show

Bazini prépare déjà sa prochaine tournée qui se mettra en branle au début de 2017. Il chantera au Métropolis le 24 février, dans le cadre de Montréal en lumière, et au Grand Théâtre de Québec le lendemain, puis poursuivra sa route au Québec et au Canada. Tout en s'assurant d'être disponible si jamais Summer Is Gone lui valait des invitations à l'étranger.

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SOUL. Summer Is Gone. Bobby Bazini. Universal. En magasin le 11 novembre.

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