Jeannot Bournival: au service de sa musique

Jeannot Bournival, directeur musical de la première tournée... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

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Jeannot Bournival, directeur musical de la première tournée de chansons de son ami Fred Pellerin.

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Jeannot Bournival a touché à tout. L'autre gars de Saint-Élie-de-Caxton est à la fois propriétaire du studio Pantouf, réalisateur, compositeur et multi-instrumentiste.

Ces jours-ci, Bournival est aussi le directeur musical de la première tournée de chansons de son vieil ami Fred Pellerin, en plus de présenter au public du conteur quelques pièces de son tout premier album, entièrement instrumental. Un disque étonnant pour quiconque ne connaît de Bournival que son association avec Pellerin, dont il a réalisé les albums et pour qui il a composé plusieurs musiques. L'homme a déjà fait du folk, notamment avec les Tireux d'roches, dont il fut un membre fondateur avec son ami Fred, mais il a d'abord été un saxophoniste de jazz et il a écrit des musiques pour des spectacles multimédias à la Cité de l'énergie de Shawinigan.

«J'ai vraiment beaucoup d'intérêts musicaux différents. Je tripe sur la musique», lance Bournival au début d'une longue interview à La Presse. Son album Page 36 Musique à numéro en est la preuve. Des pièces au piano solo y côtoient des sonorités rock, d'autres moments plus orchestraux et même une composition (Victoire de l'ouest, le duel où on gagne à perdre) qui aurait pu être inspirée d'Ennio Morricone si Bournival avait connu le compositeur associé aux films de Sergio Leone.

Étrangement, dit-il, c'est un album à saveur free jazz d'Henri Texier qui a influencé la séquence des pièces de son album: «Ça décollait en fou et, entre les tounes, il y avait des interludes de 30 secondes où les gars jammaient ben smooth, dit-il du disque de Texier. Ça nous permettait de nous rasseoir avant de repartir.»

Le titre qui coiffe l'album de Jeannot Bournival fait référence à l'année de ses 36 ans, «une année un peu intense», dit-il, au cours de laquelle la composition est devenue pour lui une forme d'exutoire.

«C'est un peu la musique du film de ma vie de cette année-là. Au début, ça donnait des pièces très chargées, puis je me suis dit qu'il fallait que je me calme les nerfs pour que ça s'écoute et que ça se tienne.»

Le réalisateur en lui, que l'on engage pour être une «oreille extérieure», a sollicité l'avis d'amis musiciens, dont Fred Pellerin, pour avoir un peu de recul face aux dizaines de pièces qu'il venait de pondre. «Il y avait quelques pièces à éliminer et ça me prenait de l'aide», explique-t-il.

Page 36 Musique à numéro de Jeannot Bournival... (Image fournie par Les Productions Coin d’table) - image 2.0

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Page 36 Musique à numéro de Jeannot Bournival

Image fournie par Les Productions Coin d’table

À l'aventure

Pendant qu'il faisait son album, Bournival composait la musique du spectacle Dragao, écrit et mis en scène par Bryan Perro pour la Cité de l'énergie, et il travaillait à l'album Plus tard qu'on pense de Fred Pellerin.

Aujourd'hui, sur scène, tout se tient : Bournival joue les pièces de son album, seul et avec Daniel Lacoste et Alexis Dumais, puis, sans interruption aucune, Fred Pellerin vient les retrouver et ils se mettent ensemble au service du répertoire chansonnier du conteur.

«On est à l'aventure pas à peu près», dit Bournival de ce spectacle dans lequel son ami Fred donne pour la première fois dans la chanson, même si le fait d'avoir vendu 400 000 albums de chansons relativise le risque de l'entreprise.

«Quand on tombe dans le show de Fred, je suis dans mon univers musical, dit Bournival qui joue de 15 instruments dans le spectacle de Pellerin. La différence, c'est que ce n'est pas mon univers artistique unique à moi. Mais le passage se fait: Fred et moi, on se connaît depuis qu'on a 7 ans.»

Bournival est ravi de l'attention que lui prête le public de Pellerin qui le découvre: «Hier [le 10 février], à L'Assomption, c'était le silence, l'attention complète. Ben ben tripant.» Tant et si bien qu'une fois la tournée de son ami Fred terminée, il a l'intention de continuer à donner des concerts avec deux ou trois autres musiciens.

Mais pas question de bouder toutes les autres facettes de son métier pour autant: «Je ne serais pas ce que je suis artistiquement aujourd'hui si ça n'avait pas été des collaborations que j'ai faites. Je n'ai pas envie d'arrêter.»

INSTRUMENTAL. Jeannot Bournival. Page 36 Musique à numéro. Les Productions Coin d'table.

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