France Bellemare: chanter avec les maîtres

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France Bellemare, originaire de Saint-Félicien, a su très jeune qu'elle voulait devenir une chanteuse d'opéra.

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Caroline Rodgers

Collaboration spéciale

La Presse

Le 12e Festival d'art vocal de Montréal est en cours. Pour de jeunes artistes lyriques comme France Bellemare, c'est une occasion unique de se perfectionner avec des maîtres venus du Metropolitan Opera ou d'ailleurs. Pour le public, c'est une chance de découvrir de nouvelles voix grâce à une série de concerts et de productions d'opéra fort accessibles.

La soprano de 27 ans s'est déjà fait remarquer en étant la seule Canadienne à se rendre en finale du dernier Concours musical international de Montréal, où elle a remporté le troisième prix et 20 000$ en bourses. Dans le cadre du Festival d'art vocal, elle chantera le rôle de Suzel dans L'amico Fritz, un opéra de Mascagni présenté le 14 août.

C'est sa deuxième participation au stage de trois semaines du festival, qui se tient sous la présidence d'honneur de Mme Jacqueline Desmarais. Dirigé par Joan Dornemann, directrice artistique et chef adjointe au Metropolitan Opera, et par le chef d'orchestre Paul Nadler, le stage accueille les professeurs les plus réputés du monde, dont plusieurs venus des États-Unis.

Cette année, une cinquantaine de jeunes chanteurs et sept pianistes-accompagnateurs de onze nationalités participent au stage.

«C'est formidable de travailler avec des professeurs aussi expérimentés, dit France Bellemare. L'an dernier, je suis sortie de ce stage avec l'impression d'avoir appris énormément. Ils nous donnent beaucoup de conseils sur la direction à donner à notre carrière en fonction de nos forces. Ce sont des gens qui travaillent vraiment dans le milieu; ils veulent qu'on réussisse. Ils savent comment cela fonctionne aux États-Unis, et quelles étapes franchir pour obtenir du travail.»

Le parcours

Comme plusieurs belles voix du Québec, France Bellemare vient du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Elle est native de Saint-Félicien. Elle a découvert la musique grâce à son père mélomane, qui possédait une grande collection de disques.

«Adolescente, je n'écoutais pas MusiquePlus comme les autres, mais les disques de mon père, dit-elle. Il m'a fait entendre Luis Mariano et je connaissais La Belle de Cadix par coeur.»

«Un jour, j'ai appris qu'une professeure de chant venait s'installer à Saint-Félicien. Je ne savais pas exactement ce que c'était que l'opéra, mais j'ai dit à ma mère: «Je veux chanter de l'opéra!»»

À 16 ans, France Bellemare entrait au Conservatoire de musique de Québec, et par la suite, à l'Université Laval et à l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal. Elle a d'ailleurs obtenu deux petits rôles au cours de la dernière saison de l'Opéra de Montréal. Cet automne, elle sera la première des trois dames émissaires de la Reine de la nuit dans La flûte enchantée, de Mozart, à l'Opéra de Québec.

Sa troisième place au CMIM lui a valu plusieurs propositions. «C'est génial, car je ne m'y attendais pas, dit-elle. Mon but, en participant au concours, était de me rendre en demi-finale. Ç'a été une belle surprise de me rendre aussi loin.»

Quelques propositions de rôles pour 2016-2017 sont en discussion, mais il est trop tôt pour en révéler la nature. D'ici là, son automne est déjà très chargé avec La flûte enchantée, un petit rôle dans Elektra à l'Opéra de Montréal en novembre, et plusieurs concerts. En décembre, elle se rendra en Europe pour passer des auditions.

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