Last Ex: né de la cuisse de Timber Timbre

Simon Trottier et Olivier Fairfield forment le duo... (Photo: Chloé-Berlanga-B., fournie par Constellation)

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Simon Trottier et Olivier Fairfield forment le duo Last Ex.

Photo: Chloé-Berlanga-B., fournie par Constellation

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Constitué de Simon Trottier et d'Olivier Fairfield, Last Ex est né de la cuisse de Timber Timbre. Et Jupiter vit que cela était bon!

Lancé ce soir au Ritz PDB (ancien Il Motore) et interprété exceptionnellement par tous les membres de Timber Timbre, l'album homonyme de Last Ex exclut la forme chanson et nous emmène sur des sentiers oniriques, insolites, fantomatiques, parfois inquiétants...

«Lorsque la tournée de Creep On Creepin' On s'est terminée, nous avons envisagé différents projets d'enregistrements. Par exemple, nous avions amorcé la composition d'une trame sonore destinée à un film d'horreur et... ça a pris le bord. Olivier Fairfield et moi avons repris ce projet et sommes allés complètement ailleurs», raconte Simon Trottier, guitariste, bassiste, compositeur sans qui Timber Timbre n'aurait pas cette facture musicale si distincte.

«Nous avons repris des idées qui n'ont pas été exploitées avec Timber Timbre et que nous voulions pousser plus loin; nous avons mis de l'avant d'autres idées et ainsi créé une nouvelle collection de pièces instrumentales», poursuit-il.

L'album de Last Ex a beau planer, ramper, sillonner sans rimes ni refrains, Simon Trottier se défend bien d'avoir créé la trame musicale d'un film qui n'existe pas.

«Je voulais plutôt qu'on sorte de ce concept. Olivier et moi sommes des amateurs de musique instrumentale, de Tortoise à Can en passant par Miles Davis, époque Bitches Brew, ou encore par les enregistrements du BBC Radiophonic Workshop. L'idée était de travailler des sons sans la voix. D'occuper tout l'espace. De suggérer des structures minimales afin de faire ressortir nos sons.»

Dans la Constellation

Des exemples? Trottier et Fairfield ont créé des boucles sur bande magnétique avec un vieux magnétophone Nagra. Ils ont repassé sur bandes des pistes de guitare afin d'en faire ressortir la texture analogue. Avant de choisir le camp de la célébrissime danoise Agnes Obel, la violoniste Mika Posen a enregistré quelques lignes mélodiques dont certaines ont été conservées dans la banque de matériaux constitutifs de ce premier opus.

«Nous avons écouté les résultats, nous avons aimé, nous avons voulu le faire connaître à notre public. C'est cool que des gens habitués d'entendre quelqu'un chanter puissent découvrir autre chose. Nous avons fait parvenir ce matériel aux gens du label Constellation, qui se sont montrés intéressés. Nous sommes très contents de pouvoir compter sur leur soutien; je me suis forgé une culture musicale grâce entre autres à ce label. Lancer un album chez Constellation est pour moi un rêve devenu réalité.»

Et la parenté avec Timber Timbre?

«Last Ex est différent, mais on ne peut éviter le lien avec certaines séquences instrumentales. Après tout, nous jouons aussi dans Timber Timbre... Prenons la pièce Resurrection Drive (Part I): elle se compare à la Part II de Hot Dreams qui porte le même titre. Dans ce cas précis, la souche est la même. Pour le reste de l'album, j'ose croire que ça se ressemble moins. Et puisque les deux projets ont été menés durant la même période, nous avons parfois suggéré des musiques à Taylor [Kirk]. Dans plusieurs cas, il a vraiment trippé mais n'y a pas trouvé sa place.»

La naissance de Last Ex n'aurait pas eu lieu si Simon Trottier ne s'était pas découvert de plus grandes affinités créatives avec Olivier Fairfield, au point d'envisager une vie indépendante du tandem - sans pour autant négliger le vaisseau amiral.

«Entre lui et moi, ça se passe vite. Nous avons les mêmes filtres. Il y a moins de discussions; c'est plus facile de mener une idée à terme que dans un gros band

Simon Trottier à propos de son complice, Olivier Fairfield

Les prises de sons de l'album homonyme de Last Ex ont été faites à Gatineau, au studio personnel d'Olivier qui vit là-bas avec sa femme et leurs filles. Notre interviewé indique qu'Olivier Fairfield a appris la musique avec son père, qui a réalisé plusieurs albums de la scène franco-ontarienne. «Il peut jouer n'importe quoi.»Quant à Simon, il a étudié la guitare au cégep Saint-Laurent et à l'université Concordia, avant de bifurquer vers des études en électroacoustique et enregistrement sonore. Il y a rencontré le claviériste Mathieu Charbonneau, a aussi frayé avec des membres de Bell Orchestre avant que Timber Timbre ne devienne réalité. Et voici Last Ex, nouveau membre de la famille élargie.

«À deux, nous avons parfois assuré les premières parties de Timber Timbre. Par la suite, Mathieu [Charbonneau] s'est joint à nous pour jouer notre musique sur scène. Pour le lancement, Taylor [Kirk] montera aussi scène avec un instrument à deux manches (cordes de basse et de guitare). Ainsi, tous les musiciens de Timber Timbre joueront les pièces de Last Ex.»

Qui s'en plaindra?

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Au Ritz PDB (Punks Don't Bend) ce soir, 21 h 30. Première partie: Maicamia.

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