Lenny Kravitz, aussi musclé à l'intérieur qu'à l'extérieur

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Anthony Lucas
Agence France-Presse
Paris

Malgré dix albums et quarante millions de disques vendus, Lenny Kravitz a toujours envie de «se surpasser». À l'image des impressionnants abdominaux qu'il arbore sur la pochette, le jeune quinqua revient avec un nouvel album, Strut, aussi musclé dedans que dehors.

Il a 50 ans depuis mai, et alors? «Un chiffre ne signifie pas grand-chose, je ne me suis jamais senti aussi bien qu'aujourd'hui», assure à l'AFP Lenny Kravitz, anneaux dans le nez et chemise noire au col largement ouvert, dans le très chic hôtel où il reçoit la presse non loin de son pied-à-terre parisien.

«Pour ça, je dois remercier ma famille, mes gènes! Mais je fais aussi de mon mieux pour prendre soin de moi, de mon corps et de ce que je mets dans mon corps», ajoute-t-il.

Musicalement non plus, Lenny Kravitz n'entend pas se laisser aller.

Malgré près de 40 millions d'albums vendus en 25 ans de carrière, l'auteur de It Ain't Over 'Til It's Over, son premier gros succès en 1991, veut continuer à «grandir en tant que musicien, devenir meilleur sur scène et toujours (se) surpasser», au-delà des questions de «palmarès ou d'argent».

Les douze titres de Strut, dixième album dans les bacs lundi, cultivent une veine rock vintage qui lorgne parfois vers la new wave des années 80 (The Chamber), les rythmiques plus lourdes (I'm a Believer, Dirty White Boots), le funk (Strut) ou la ballade de fin de soirée (I Never Want to Let You Down).

Retour au classique sans fioritures ni sons électro: «La musique que j'entendais dans ma tête était plus minimale. Le noyau du disque, c'est guitare, basse, batterie... J'aime jouer ces instruments, pour moi, c'est plus amusant que de jouer avec des ordinateurs», explique-t-il.

Écrit pendant Hunger Games

Multi-instrumentaliste, il joue comme d'habitude lui-même de la plupart des instruments sur un disque confié aux bons soins de l'ingénieur du son Bob Clearmountain, qui a notamment travaillé avec David Bowie (Let's Dance) ou Bruce Springsteen (Born in the USA).

«Cet album est venu comme ça!», dit-il en claquant des doigts.

«Je ne dirais pas que c'est facile, mais cela a coulé naturellement, tout est juste venu comme ça dans ma tête sans que j'aie à y penser», ajoute celui qui a écrit ce nouvel album pendant le tournage de Hunger Games, L'embrasement, film où il tient le rôle, comme dans le premier volet de la série, de Cinna, le styliste de l'héroïne incarnée par Jennifer Lawrence.

Pour les textes aussi, après un album un peu plus «politique», Black and White America (paru en 2011), Lenny Kravitz revient aux fondamentaux en s'intéressant à «toutes les dynamiques» de l'amour. On passe, dit-il, «du désir au sexe, de la rupture au désespoir en passant par la dévotion ou l'amour incompris», au fil d'un album qui démarre avec l'explicite Sex.

Cet amour, c'est aussi celui du New-Yorkais d'origine pour sa ville, célébrée à travers l'efficace New York City décrite comme «la plus grande» de toutes les villes, qui «a vécu et est morte tant de fois».

Cela n'empêche pas le New-Yorkais de passer aussi du temps aujourd'hui aux Bahamas et à Paris où il est propriétaire depuis maintenant 9 ans. Paris, une ville «plutôt sexy et esthétiquement magnifique», selon celui qui est aussi désigner et décorateur d'intérieur. «Le plus drôle, c'est que quand je viens ici, je ne me sens plus comme un étranger, c'est juste comme si je rentrais à la maison.»




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