L'album de Kendrick Lamar très engagé contre le racisme

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Agence France-Presse
New York

Dans son dernier album, qui a fuité avant sa date de sortie officielle le 23 mars, le rappeur Kendrick Lamar livre une introspection et une réflexion sur la lutte antiraciste, avec un invité posthume: Tupac Shakur.

Le rappeur de 27 ans, qui n'avait plus sorti d'album depuis près de trois ans, réfléchit dans To Pimp a Butterfly sur le racisme et le deux poids, deux mesures auxquels doivent faire face les Noirs américains au quotidien.

«Une fois que tu as 30 ans, c'est comme s'ils arrachaient le coeur et l'âme de l'homme - de l'homme noir - dans ce pays», confiait l'ancien roi du rap américain Tupac Shakur en 1994 à un journaliste. Ces mots ressurgissent dans l'album de Kendrick Lamar, comme dans un dialogue avec le rappeur.

To Pimp a Butterfly conserve le rythme funk propre au rappeur tout recherchant des allusions historiques plus profondes. Chose inhabituelle pour ce genre d'albums, il comprend également de longs passages parlés qui ne sont pas accompagnés de musique.

L'album très engagé démarre avec Wesley's Theory, morceau dans lequel Kendrick Lamar parle de l'emprisonnement de l'acteur Wesley Snipes pour évasion fiscale comme d'un présage pour l'émergence de stars américaines noires.

Le rappeur ne tombe pas pour autant dans les clichés. Il retourne les injures les plus grossières pour provoquer, comme dans The Blacker the Berry.

«Mes cheveux sont collés, ma b... est grosse, mon nez est rond et large, tu me détestes, n'est-ce pas? Tu détestes mes semblables, ton but est d'exterminer ma culture», rappe-t-il. «Je veux que tu reconnaisses que je suis un singe fier.»

Kendrick Lamar cherche surtout à se trouver lui-même. Il rappe souvent sur le fait de vaincre la dépression et de trouver son amour propre. Dans Mortal Man, il évoque son sentiment de culpabilité pour s'être extirpé des quartiers pauvres.

Avant que son album ne fuite dimanche soir, ceux des chanteuses Björk et Madonna avaient également connu le même sort récemment.

La lutte contre les discriminations constitue la métaphore centrale de To Pimp a Butterfly, dont le titre est un jeu de mot avec celui de la célèbre nouvelle d'Harper Lee, To Kill a Mockingbird, qui raconte l'histoire d'une injustice raciale.

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