Death From Above 1979 et invités: heavy et léger

Jesse Hughes, chanteur du groupe rock Eagles of... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

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Jesse Hughes, chanteur du groupe rock Eagles of Death Metal, semblait en parfaite forme, hier au Métropolis.

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C'était un alignement à faire saliver les fans de rock, hier soir, au Métropolis : Biblical, Eagles of Death Metal et Death From Above 1979, ces derniers tenant le haut de l'affiche, pour le plus grand plaisir de tous.

La faune d'hier soir était partagée entre les curieux, quelques admirateurs des Eagles, mais surtout des DFA1979, très peu connaissant le groupe torontois Biblical, qui a offert une première partie plutôt sombre, mais solide, contrastant un peu avec ce qui allait suivre. 

Eagles of Death Metal, ce groupe américain qui a fait tristement les manchettes pour avoir été sur la scène du Bataclan le funeste soir des attentats de Paris le 13 novembre dernier, deuxième sur la marquise du Métropolis hier, est tout sauf un groupe sombre. Mais la sécurité était renforcée à l'entrée, « surtout après ce qui s'est passé à Paris », nous a dit un des gardiens.

Juste avant la prestation, devant le Métropolis, le chanteur Jesse Hughes prenait l'air, incognito. Quelques rares passants l'ont reconnu - « Hé, c'est le gars qui était au Bataclan », ont murmuré un ou deux badauds - et il a volontiers accepté de faire un égoportrait avec un homme qui n'allait même pas au concert... 

Jesse Hughes, c'est aussi ce chanteur dont les prises de position controversées ont été déterrées au lendemain des attentats : pro-armes, pro-vie, pro-Trump. Mais cela ne semblait pas intéresser vraiment les spectateurs. L'un d'eux, qui n'était là que pour ce groupe, nous a dit : « On s'en fout si la musique est bonne. » Tina, une autre spectatrice, a affirmé : « Je sépare l'artiste du reste. »

Groupe de party

Les Eagles of Death Metal, fondés au départ par Josh Homme, Tim Vanhamel et Hughes avec ses membres dépareillés, est un groupe de party, un peu rock de garage, dont beaucoup de pièces sont d'une grande légèreté, facilement transformables en « vers d'oreille ». 

Ils sont au début de leur tournée nord-américaine, et chaque concert doit avoir une vertu thérapeutique, car pour les avoir vus particulièrement nerveux lorsque U2 les a gracieusement invités sur scène à Paris peu de temps après les attaques, on se demandait comment ils allaient surmonter le traumatisme. 

Hier, ils semblaient en parfaite forme et heureux. « Je t'aime », a lancé Jesse Hughes au public montréalais, à qui il a ensuite répété plusieurs fois « I love you, motherfuckers ». 

Il y a quelque chose de grand-guignolesque dans leur présence sur scène, et ils n'ont pas omis de chanter la très amusante chanson I Love You All the Time, en plus d'offrir une reprise étonnante de Save a Prayer de Duran Duran, avant de terminer, après une quarantaine de minutes, avec un duel jouissif de guitares.

Heure de tombée oblige, c'est avec grand regret que nous avons dû partir après seulement deux pièces de Death From Above 1979. Le groupe torontois formé de Jesse F. Keeler et Sebastien Grainger dégage une puissance folle à deux seulement, et le headbanging a commencé dans la foule dès les premières notes. Les deux groupes d'hier ont beau avoir le mot death dans leur nom, ils n'ont pourtant que l'intensité de la vie à offrir !

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