Pierre Flynn est revenu!

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Coup de coeur francophone

Notre dossier sur l'événement Coup de coeur francophone. »

Daniel Lemay
La Presse

Parlons d'une rentrée! Pierre Flynn, qui n'avait pas chanté ses propres chansons à Montréal depuis plus de 12 ans, a fait sa «rentrée» hier soir au Club Soda, dans le cadre de Coup de coeur francophone. Cette même importante manifestation montréalaise, québécoise et pancanadienne dont il a été du tout premier spectacle, le 25 novembre 1987, au cégep de Maisonneuve.

La foule, qui comptait pas mal de spectateurs plus jeunes que lui, a vu et entendu un Pierre Flynn très à l'aise, ouvert, souriant, content d'être là. «Où étiez-vous depuis tout ce temps?», a-t-il lancé après avoir ouvert le spectacle debout avec sa guitare pour une version lourde de la chanson Dernier homme, l'un des titres forts de son dernier disque, Sur la terre, sorti le printemps dernier, 14 ans après le précédent. Voilà qui peut espacer les «rentrées»...

Pour celle d'hier, l'ancien leader du groupe Octobre était entouré de quatre musiciens, et pas les moindres: Andre Papanicolaou à la guitare, le fidèle Mario Légaré, autre ex-Octobre, à la basse, Jean-Sébastien Fournier aux claviers et José Major à la batterie.

Assis au piano après une Ariana emportée, Flynn, plus en voix que jamais, a enfilé 24 secondes, Étoile, étoile et la puissante Parc Lahaie, autant de «chroniques de vie» où les astres s'intercalent entre les personnages parfois glauques de la faune nocturne de la grande ville: «Il est passé 3 h et nous sommes vivants»... Bonne nouvelle.

Debout mains libres au micro - on ne l'a pas vu souvent dans cette pose -, Flynn a ensuite livré une Sirènes endiablée, avec Papanicoalou qui sautillait à sa droite. Pierre Flynn, les mains tendues vers le ciel, déployé plus que déchiré entre l'ici et l'ailleurs, entre les doutes de la vie et la certitude de la mort, entre Pierre Flynn ici et maintenant et ses autres moi, père dans Tout blanc, fils dans Duparquet (Abitibi) chantée seul au piano, chum, auteur traînant ses cahiers Canada de parc en parc. Poétique, intense au max dans Chant guerrier et Alone and Forsaken, sortie du côté sombre de Hank Williams, une icône de la musique country américaine que Pierre Flynn, le prog-qui-se-méfiait-des-chansons-à-trois-accords, a découverte sur le tard.

Les impératifs de la tombée nous ont obligé à quitter le Soda au début de la deuxième partie alors que le chanteur, en formation «feu de camp» entre Papanicolaou et Légaré, interprétait Croire, où il est question de «langue périmée» et de «pensée obsolète»: 100 % Flynn qui était à sa juste place, hier soir, sur une scène de sa ville à chanter ses chansons.

12 hommes

Après Jim Corcoran ce soir, Michel Faubert et David Marin demain, et Yves Lambert samedi, Pierre Flynn se joindra dimanche à Gilles Bélanger, le concepteur de 12 hommes rapaillés, pour un spectacle de la série 12 hommes au Quat'Sous.

Le pianiste et arrangeur Blair Thompson et les 12 hommes rapaillés se réunissent pour une ultime représentation collective le jeudi 19 novembre au petit théâtre de l'avenue des Pins.

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