Forever Gentlemen au DIX30: le rétro dans la peau

La surprise est totale quand Robert Charlebois apparaît... (Photo fournie par Jean-Charles Labarre)

Agrandir

La surprise est totale quand Robert Charlebois apparaît sur la scène de Forever Gentlemen, s'installant au piano pour une version française de Can't Help Falling in Love d'Elvis Presley.

Photo fournie par Jean-Charles Labarre

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La complicité, le charme, l'humour, le clinquant de Vegas, le kitsch à juste dose et l'esprit crooner. Hier soir, au DIX30, pour la première de Forever Gentlemen, Roch Voisine, Corneille et Garou ont montré qu'ils ont ce qu'il faut pour mettre une foule ravie dans la petite poche de leur smoking. Mais aussi qu'ils possèdent la rigueur nécessaire pour se montrer à la hauteur d'un spectacle bien rodé où ils chantent avec classe les chansons des autres tout en restant eux-mêmes. Sans compter qu'une surprise de taille nous attendait: Robert Charlebois.

Le rideau se lève sur un big band d'une douzaine d'excellents musiciens tandis que le trio, dans les règles de l'art, descend le traditionnel escalier dans un cercle de lumière au milieu d'un décor étincelant. Les voilà qu'ils enchaînent les succès du Rat Pack et d'autres grands crooners, tantôt en anglais, tantôt en français, nous rappelant au passage que plusieurs de ces chansons, comme La mer, de Charles Trenet - devenue Beyond the Sea avec Bobby Darrin ou Sinatra - furent d'abord écrites dans la langue de Molière.

Dès que l'un ou l'autre entonne une chanson, le public, la reconnaissant aux premières notes, s'extasie déjà du plaisir anticipé de l'entendre. Les transitions parlées sont bien écrites et on rit volontiers de leurs blagues et de leur cabotinage, bien amenés dans une mise en scène où rien n'est laissé au hasard.

Chaque membre du trio a ses qualités. On peut dire qu'ils se complètent grâce à des voix et des personnalités très différentes. Roch Voisine se distingue par sa maîtrise vocale. Il adapte sa voix au style des chansons avec un grand naturel et excelle notamment dans It's Impossible, de Perry Como. Garou, pour sa part, fait bien ronfler ses notes graves - on appréciera sa contribution pour donner du coffre aux vieux classiques comme My Way. Corneille, toujours aussi suave, apporte sa douceur caractéristique à ses interprétations et danse même quelques pas de claquette.

La surprise est totale quand Robert Charlebois apparaît sur scène, s'installant au piano pour une version française de Can't Help Falling in Love d'Elvis. Un moment fort du spectacle. En deuxième partie, on a droit à un autre charmant intermède: Marie-Ève Janvier, très en voix et très enjouée, vêtue d'une longue robe verte. Elle chante Cheek to Cheek en duo avec Corneille devant des projections de tour Eiffel et autres monuments célèbres. La soirée se termine, comme il se doit, avec New York, New York et deux rappels: Que reste-t-il et My Way.

Tout au long de la soirée, la réponse du public est plus qu'enthousiaste: on rit, on chante, on tape des mains et on crie à souhait. Avec raison, car il faudrait vraiment être un grognon fini pour ne pas se laisser contaminer par le plaisir évident des trois chanteurs qui se donnent à fond. En termes de spectacles de variétés grand public, on peut dire que Forever Gentlemen vaut le déplacement. Ceux qui prisent ces chansons et ces artistes ne seront pas déçus.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer