Ringo Starr au St-Denis: les copains d'abord

Tout le monde aime Ringo. Les avis sont partagés sur le batteur, plus encore... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE)

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Tout le monde aime Ringo. Les avis sont partagés sur le batteur, plus encore sur le chanteur, mais tous les spectateurs qui emplissaient le St-Denis hier soir pour voir en chair et en os l'ex-Beatle aimaient Ringo d'amour. Ils applaudissaient ses petits pas de danse, riaient de ses blagues souvent prévisibles mais non moins sympathiques et lui renvoyaient les signes de peace and love qu'il a distribués généreusement pendant les deux heures de musique.

C'était le love fest dont parlaient à tour de rôle ses compagnons de tournée, ‎trop heureux d'avoir un boss aussi adorable. Les Todd Rundgren, Richard Page, Steve Lukather et Gregg Rolie ont pu, grâce à lui, ressusciter chacun trois chansons auxquelles ils ont été associés il y a longtemps, notamment avec Utopia, Mr. Mister, Toto et Santana. 

Pendant qu'ils s'exécutaient, Ringo retournait derrière sa batterie à la grosse caisse marquée d'une étoile et il se faisait le plus discret des batteurs, laissant les rares coups d'éclat au deuxième batteur Gregg Bissonette. 

Par moments, c'était plutôt divertissant. C'était même très bon, quand Gregg Rolie, l'organiste et la voix du Santana des débuts, a repris Evil Ways, Black Magic Woman et Oye Como Va. Steve Lukather n'est pas Carlos Santana, mais il n'est pas manchot, comme guitariste, même si son instrument était souvent noyé dans le mix pendant ses longs solos. 

Lukather a eu ses trois minutes de gloire quand il a repris Africa avec l'aide de ses amis Page et Warren Ham pour les notes hautes. Et le jam qui a prolongé Rosanna du même Toto était un beau moment de musique. En revanche, ‎quand Rundgren et Page s'exécutaient à leur tour, la majorité des spectateurs en profitaient pour se rasseoir. 

Et Ringo dans tout ça? On aurait aimé le voir jouer plus souvent de la batterie sur ses propres succès beatlesques ou en solo, ce qu'il ne s'est permis que pendant Boys et I Wanna Be Your Man, qu'il a heureusement bouclée avec quelques roulements qui portaient sa signature. ‎Il s'est carrément éclipsé pendant Black Magic Woman/Gypsy Queen de Santana, qui a permis à son camarade batteur Bissonette de s'éclater. Ce que Ringo lui-même ne se serait jamais permis. 

Pendant une bonne partie de ce spectacle, Ringo aura donc très volontairement servi de faire-valoir aux membres de son All Starr Band à géométrie variable, comme il le fait depuis 26 ans. 

N'empêche, il fallait y être pour goûter quelques moments de bonheur. 

Je pense à Don't Pass Me By, que Ringo a amorcée au piano, avant de descendre chanter sur scène cette chanson dont il nous a dit qu'elle n'était pas sa première composition, mais plutôt la première de son cru que ses petits amis des Beatles lui avaient permis d'enregistrer. Et à Yellow Submarine, pleine de bonheur ringoesque, que le public a chantée sans se faire prier. 

Le moment de pure félicité, celui qui valait à lui seul le prix du billet et qui a fait chaud au coeur de tout le monde, est survenu juste avant la fin, quand Ringo et ses copains se sont lancés dans With a Little Help From My Friends. Du Ringo pur jus, touchant et stimulant, mais surtout profondément humain.

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