Cabaret burlesque au Casino: pop et popotin

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La revue Cabaret burlesque inaugurait hier la programmation régulière du « nouveau » Cabaret, rouvert la semaine dernière après cinq ans de fermeture. Sur la photo, les artistes en répétition.

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Daniel Lemay
La Presse

Ceux que le style burlesque renvoyait encore à Olivier Guimond et La Poune ont été quittes pour un bel exercice de révision, hier soir au Casino de Montréal, où la revue Cabaret burlesque inaugurait la programmation régulière du « nouveau » Cabaret, rouvert la semaine dernière après cinq ans de fermeture.

Des danseuses répètent une scène du Cabaret burlesque.... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE) - image 1.0

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Des danseuses répètent une scène du Cabaret burlesque.

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Pas de grosses farces, pas de tapes sur les cuisses, mais de la cuisse en masse, par contre, avec 23 artistes sur scène où les seuls qui restent habillés tout le long du spectacle sont les sept musiciens dirigés par le saxophoniste Patrick Coiteux.

Cabaret burlesque est essentiellement une revue musicale, mais dont plusieurs pièces, tirées du répertoire de la pop moderne, ne renvoient nullement au style traditionnel. On pense à Tainted Love de Soft Cell (1981), à Feeling Good de Michael Bublé et à Like a Virgin, un des grands hits de Madonna qu'elle a chanté elle-même, hier soir au Centre Bell.

Ramenés par Shéhérazade dans les Contes des mille et une nuits, les spectateurs du Casino ont entendu Like a Virgin interprétée par Tamara Dupuis, qui, conjuguant puissance vocale et aisance scénique, s'avère la découverte de cette revue de 30 chansons - toutes en anglais - où l'on va de classiques comme Bye Bye Blackbird et Boogie Woogie Bugle Boy à des succès de musicals tels I'd Rather Be Blues (Barbra Streisand dans Funny Girl) ou Diamonds Are a Girl's Best Friends de Gentlemen Prefer Blondes.

Les chorégraphies, assez élaborées - beaucoup de chaises... de cabaret -, donnent à voir de belles trouvailles, mais le jeu de bras fait un peu Ballet jazz II, par moments, et le manque d'ensemble, surtout chez les trois messieurs, très athlétiques par ailleurs, nous rappelle que « cent fois sur le métier »... Rien, toutefois, qui ne soit perfectible ou qui empêcherait ce Caburlesque de devenir le spectacle en résidence du Cabaret. Ou, qui sait, de prendre la route d'Atlantic City, comme le souhaitent les producteurs du Groupe Bazz.

Parmi les autres moments forts, Fever, fort bien livrée par Rita Tabbakh (La voix 2014), Mein Herr (Liza Minelli dans Cabaret), qui nous ramène dans le Berlin des années 20, et You Can Leave Your Hat On, le grand legs de Joe Cocker que chante Yanick Lanthier pendant que les danseurs se livrent à un strip assez ingénieux qu'ils terminent avec leur seul chapeau, justement, mais portés à la main devant le principal (et l'intérêt...). Bien fait.

Les huit danseuses, on ne s'en étonnera guère, portent bien leurs costumes minimalistes, jouent du popotin sans grossièreté et ne s'enfargent pas dans les transitions entre les tableaux défilant à vitesse grand V. La musique est impeccable - ça rentre au poste ! comme on dit -, les instrumentistes passant sans à-coups du mambo de Sway (Dean Martin) au R&B lourd de Something's Got a Hold on Me, que chante Christina Aguilera dans... Burlesque.

« Burlesque : d'un comique extravagant et déroutant »... Il semble que le Robert devra aussi revoir sa définition.

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