Dans la jungle humaine de Drake

Drake lors d'un spectacle au festival Coachella.... (Photo: archives AP)

Agrandir

Drake lors d'un spectacle au festival Coachella.

Photo: archives AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

En moins d'une décennie, le Torontois Drake est passé de bidouilleur de mixtapes artisanaux à superstar du hip-hop, un statut qu'on accorde rarement à un MC élevé au nord de la frontière américaine. Hier soir, 12 300 fans réunis au Centre Bell donnaient la pleine mesure de sa popularité acquise.

Vous avez dit ascendant sur le public?

Après une vraie séance d'échauffement signée Future, un MC de la région d'Atlanta qui ne manque pas de testostérone, ce sera le triomphe annoncé de la vedette afro-canadienne.

En lettres rouge vif, il est écrit JUNGLE sur le grand écran déployé au fond de la scène, lorsque le MC se pointe vers 21 h 30 en susurrant Legend, texte plus ou moins autoréférentiel, tiré de son récent mixtape If You're Reading This It's Too Late.

Steppettes du rappeur, pétards, jaillissement de flammes, nous sommes au coeur de la chanson We Made It, au terme de laquelle l'homme simplement vêtu (t-shirt et jeans) est bruyamment ovationné, pour employer un euphémisme.

Un bad boy conventionnel

Issue de la classe moyenne d'une grande ville d'Amérique du Nord, Drake n'est ni le mauvais garçon ni le gendre idéal. L'artiste s'applique plutôt à camper les personnages métissés de la jungle humaine et les mettre en scène à travers un hip-hop fédérateur. 

En fait, Drake est assez conventionnel et bien assez efficace songwriter pour qu'un public de masse s'y identifie spontanément... et juste assez audacieux pour qu'on ne puisse conclure à quelque préfabrication.

Devant le film d'une scène d'hiver, il entonne Headlines (They Know) avec son public, et c'est parti pour une suite infernale de succès, rapidement et efficacement enchaînés. On aura reconnu Star 67 et 6 Man, balancés avec extraits de paroles en toile de fond, ou encore ces images stylisées où le MC est lui-même évoqué pendant que sa vraie personne évolue devant nous, jouxtant un brouillard de glace sèche.

On se trouve ensuite devant un décor tropical, végétation luxuriante sous des averses de lumière, feux de camp, cascades de boucane. Jungle virtuelle, avons-nous pigé. Concept! Dans le parc thématique d'une grande séduction, Drake prend ses aises... et les rimes de Tuesday sont reprises par la foule entière, comme c'est le cas pour la presque totalité des chansons au programme.

Mitrailler les tubes

Le MC arpente la scène, mitraille les tubes, puis devient crooner au sommet de sa cascade. Il interprète alors We'll Be Fine et autres airs sensuels. Redescendu au pied de son jardin d'Eden, il continue d'exercer son charme avec Take Care et, plus tard, Hold On We're Going Home.

Il retournera au rap viril, inutile de le préciser. Tout au long de cette performance, il aura puisé dans ses albums et mixtapes Thank Me Later, Take Care, Nothing Was the Same et If You're Reading This It's Too Late. Il amorcera son rappel avec Energy, assortie d'une puissante pétarade conclue par la chanson Legend, avec laquelle il avait ouvert les hostilités. Une heure et demie de bonheur? Pour ses fans finis, à n'en point douter.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

  • L'irrésistible ascension de Drake

    Musique

    L'irrésistible ascension de Drake

    Depuis ses débuts, en 2009, Drake a réussi à se tailler une place parmi les rappeurs les plus respectés, estimés et influents de la planète. Le... »

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer