Pour Bobby Bazini, tout est possible

Bobby Bazini s'est fait remarquer par sa voix d'exception... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

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Bobby Bazini s'est fait remarquer par sa voix d'exception qui a pris de la maturité et de l'amplitude au contact de cette musique de l'âme.

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Bobby Bazini en était hier soir à son premier Métropolis qui affichait complet depuis des semaines. Le chanteur à peine sorti de l'adolescence qui se cachait presque derrière sa guitare acoustique au Club Soda en 2010 a pris de l'assurance. Et du métier.

Bazini a beaucoup voyagé et sa personnalité musicale s'est affirmée au contact du réalisateur Larry Klein et de pointures américaines comme le légendaire organiste Booker T. Jones. Mais comme on a pu le constater au Métropolis, le virage progressif vers la soul et le rhythm and blues qui s'entend sur son deuxième album Where I Belong lui a ouvert des portes au-delà desquelles tout est possible.

Bazini s'est fait remarquer par sa voix d'exception qui a pris de la maturité et de l'amplitude au contact de cette musique de l'âme. Une musique qui lui va tellement bien qu'elle en fait littéralement un artiste de scène transfiguré. Le grand efflanqué dont la timidité est encore évidente quand il s'adresse au public était carrément méconnaissable, chantant (presque) comme un possédé la toute nouvelle Get a Little Funky, une chanson presque rock qu'il vient tout juste d'écrire à Nashville avec Brendan Benson, le bras droit de Jack White.

En plus des couleurs soul/R'n'B qu'il donne également aux chansons de son premier album - Believe était devenue presque jazzée et le public en a redemandé - Bazini se fait plaisir en empruntant à Stevie Wonder You Haven't Done Nothin'. Mais plutôt que d'en faire une relecture convenue, il se l'approprie en la ralentissant, en la faisant plus blues que rythme, avec juste ce qu'il faut de funk dans le pont musical.

L'autre force de Bobby Bazini, c'est la qualité de ses chansons dont la plupart nous happent même quand on a l'impression de les avoir déjà entendues quelque part. Worried Again, de son dernier album, est sur scène comme sur disque une chanson parfaite, émouvante, qui transcende les genres. Tout comme d'ailleurs la toute récente Darkness, une grande chanson juste un peu moins envoûtante en version bivouac hier avec les quatre chanteuses regroupées autour du micro de la vedette.

En un peu plus d'une heure et demie, Bobby Bazini a fait le tour d'un jardin dont il repoussera sûrement encore les limites. Nul ne sait jusqu'où le mènera son talent hors de l'ordinaire. Tout ce dont on est assuré c'est que cet été il fera sa première Wilfrid-Pelletier avec son nouvel ami Booker T. Jones dans le cadre du Festival de jazz.

Comme l'impression que la Wilfrid va être pleine à craquer, elle aussi.

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