Jersey Boys: les quatre légendes

Keith Hines, Hayden Milanes, Drew Seeley et Nicolas... (Photo fournie par Evenko)

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Keith Hines, Hayden Milanes, Drew Seeley et Nicolas Dromard dans Jersey Boys.

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Luc Boulanger
La Presse

«Il y a trois choses qui peuvent arriver à un jeune au New Jersey, dit d'entrée de jeu Frankie Valli dans la comédie musicale Jersey Boys. Grossir les rangs de l'armée, se faire attaquer... ou devenir une star!» Et des stars, le petit État américain à l'ouest de New York en a produit son lot, de Frank Sinatra à Whitney Houston en passant par l'actrice Meryl Streep.

C'est donc au New Jersey qu'est né The Four Seasons, légendaire groupe pop rock du début des années 60, mené par le chanteur au registre vocal aussi aigu qu'impressionnant Frankie Valli.

Malgré son succès (près de 150 millions d'albums vendus à ce jour), la formation a duré une douzaine de saisons, avant de tomber dans l'oubli avec l'arrivée des Beatles, des Beach Boys, des Stones... Laissant derrière elle ses hits, mais surtout les drames personnels de ses membres.

Voilà, certes, une bonne histoire pour un musical, plus riche et intéressante que celle de Mamma Mia! Or, à trop vouloir retracer le parcours du groupe, Jersey Boys ressemble à un biopic; la narration et le récit des péripéties des quatre chanteurs empiètent trop sur le livret. Au point où on semble négliger la raison d'être d'une comédie musicale: divertir.

En attendant le tube

Il faudra attendre une heure après le début du spectacle pour avoir enfin droit à un premier tube (Sherry) livré par le groupe incarné par quatre interprètes solides (vocalement et physiquement): Keith Hines (Nick Massi), Hayden Milanes (Frankie Valli), Drew Seeley (Bob Gaudio) et Nicolas Dromard (Tommy DeVito).

Si la mise en scène du vieux routier de Broadway Des McAnuff est efficace, parsemée de bonnes idées (la fin, entre autres, durant laquelle chacun des membres des Four Seasons viendra boucler la boucle de sa propre légende), le metteur en scène a trop voulu éviter la formule éculée des juke-box musicals. D'accord pour avoir de la narration dans un spectacle. Or, par-delà l'histoire de Frankie Valli et des Four Seasons, c'est principalement pour leur musique, les souvenirs et la nostalgie qu'elle peut évoquer, qu'on va voir Jersey Boys. En témoignaient ces nombreuses têtes blanches qui dodelinaient au parterre de la Salle Wilfrid-Pelletier, mardi soir.

La pièce a été écrite par Marshall Brickman et Rick Elice, la musique est de Bob Gaudio, compositeur de la majorité des succès des Four Seasons: December 1963 (Oh, What a Night), Sherry, Big Girls Don't Cry, Walk Like a Man, Can't Take My Eyes Off You, Let's Hang On! , Rag Doll...

Elle est construite en deux actes et quatre parties représentant chacune des étapes du groupe: le printemps de la formation du groupe avec sa quête de notoriété; l'été des succès et des tournées; l'automne des conflits et de la séparation, puis l'hiver des lendemains amers.

Gagnante de quatre prix Tony et toujours à l'affiche à Broadway, 10 ans après sa création et avec plus de 3800 représentations au compteur, Jersey Boys a été vue par 20 millions de spectateurs dans le monde, deux fois plus que l'ensemble de la population du New Jersey!

Si Frankie Valli n'a pas atteint la célébrité de l'autre chanteur du New Jersey (Sinatra), il doit se consoler avec Jersey Boys.

À la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts jusqu'au 11 janvier

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