2013-06-10 05:21:00.000

The Rolling Stones: tout ce qu'on voulait et davantage

  • Les Stones ont offert une prestation d'un peu plus de deux heures dans laquelle ils ont enchaîné leurs succès dans ce que l'on pourrait qualifier de spectacle-rétrospective si le groupe ne faisait pas ce genre d'exercice depuis des décennies. (Photo: Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

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    Les Stones ont offert une prestation d'un peu plus de deux heures dans laquelle ils ont enchaîné leurs succès dans ce que l'on pourrait qualifier de spectacle-rétrospective si le groupe ne faisait pas ce genre d'exercice depuis des décennies.

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  • Win Butler d'Arcade Fire s'est joint à Mick Jagger le temps d'un duo. (Photo: Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

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    Win Butler d'Arcade Fire s'est joint à Mick Jagger le temps d'un duo.

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Alain de Repentigny
La Presse

Les Stones ont beau avoir 50 ans, ils ont encore quelque chose des charmants petits baveux qui chantaient jadis Get Off Of My Cloud et (I Can't Get No) Satisfaction, les deux chansons pleines de testostérone entre lesquelles ils ont joué un peu plus de deux heures, dimanche soir au Centre Bell.

«De bonnes chansons pour faire des mauvais coups», avait dit Johnny Depp dans le mini-docu qui a mis la foule en appétit avant que se pointent Mick, Keith, Charlie et Ronnie sur le coup de 21h... Quinze mille spectateurs semblaient d'accord avec le pirate des Caraïbes.

«Vous êtes chauds ce soir!» lance Jagger après s'être démené comme le lapin à piles sur la passerelle en forme de langue pendant It's Only Rock and Roll. L'instant d'après, Richards s'avance, impérial, et égraine les premières notes de Paint It Black, une grande chanson tous genres et époques confondus. Jagger, chante, tape des mains et, après la veste grise, c'est la blouse qu'il laisse tomber.

À 70 ans moins un mois, Jagger n'a rien perdu de sa superbe. «C'était une super journée à Montréal», dit-il en français, avant d'ajouter, pince-sans-rire, en anglais cette fois: «C'est la première fois que les Rolling Stones ont le Grand Prix pour réchauffer la place.» Puis c'est Gimme Shelter, le morceau de bravoure de la chanteuse Lisa Fischer, incendiaire, et c'est comme si depuis le tout début, on nageait en plein rappel.

Un demi-siècle et des poussières de rock and roll revisité dans ce que l'on pourrait qualifier de spectacle-rétrospective si les Stones ne faisaient pas ce genre d'exercice depuis des décennies: les succès qu'on leur reprocherait de ne pas jouer, une ou deux nouveautés parce qu'il le faut bien (Doom and Gloom, très stonienne, et One More Shot, vraiment pas nécessaire) et quelques pépites pour les fans plus difficiles (Dead Flowers).

Tiens, c'est The Last Time, la chanson des débuts qui pourrait sembler prémonitoire si les Stones n'avaient pas baptisé cette tournée 50 and Counting... Et voilà qu'apparaît parmi les petits Stones Win-le-géant d'Arcade Fire, le temps d'un duo sympa juste un peu brouillon. Jagger, qui n'en rate pas une, le remercie et ajoute: «Don't worry, Céline va arriver dans un instant.»

Un petit creux? Ça repart de plus belle avec Honky Tonk Women, son riff irrésistible et son duo de saxos. Puis Keith vient faire son petit doublé, ovationné comme le grand enfant chéri qu'il sera toujours.

Souvenir et frisson

Midnight Rambler, avec la guitare bluesée à souhait de l'ex-Stones Mick Taylor et la performance électrisante de Jagger, l'harmoniciste aussi bien que le chanteur, transcende sa légende, un souvenir vibrant que chériront longtemps tout un chacun des milliers de chanceux qui étaient au Centre Bell. Comme ils n'oublieront pas de sitôt le grand frisson qui a traversé l'enceinte sportive quand les Petits Chanteurs de Laval ont entonné l'hymne You Can't Always Get What You Want pour lancer le rappel.

Hier, les Stones nous ont donné tout ce qu'on voulait et davantage. C'était peut-être le meilleur de leurs nombreux spectacles à Montréal depuis 1965, comme l'a souligné Jagger en remerciant les fans de leur fidélité.

Mais les Stones de 2013, c'est aussi les sourires complices qu'ils s'échangent et les petits cris de Mick auxquels répond aussitôt la batterie de Charlie. Comme il y a 50 ans.

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