Silent Night : faible

Le sujet est assez mince : les moments de trêve que se sont accordé des soldats... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

Agrandir

PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Claude Gingras
La Presse

Le sujet est assez mince : les moments de trêve que se sont accordé des soldats ennemis lors de la guerre de 14-18. Un film français a été réalisé là-dessus, puis un opéra américain, Silent Night, qui clôture notre saison lyrique dans une production louée du Minnesota Opera.

De cette soirée de deux heures et demie qui semble durer deux fois ce temps, on retient surtout le spectacle lui-même : innombrables changements de lieux sur plateau tournant (et fort bruyant!), violentes scènes de combat faisant trembler les murs, tueries comme on en voit au cinéma, neige tombant doucement sur les cadavres, effets d'ombres et de lointain...

Le scénario est assorti d'une histoire d'amour : deux chanteurs allemands se constituent prisonniers afin d'être ensemble. Cet élément dramatique est hélas! trop faiblement exploité, comme le sont d'ailleurs les échanges, plus souvent comiques que réfléchis, entre soldats ennemis.

Ces bribes de théâtre n'en génèrent pas moins un déroulement scénique considérable et souvent très lent et des dialogues bavards qui ne nous apprennent rien, n'en finissent plus, et se font écho en plusieurs langues.

La musique elle-même puise à Menotti, Mahler, Debussy, Poulenc, Chostakovitch et même au cinéma. Les fans d'opéra voudront bien noter que la partition ne contient absolument rien qu'ils pourront fredonner à la sortie.

De la distribution se distinguent le ténor Joseph Kaiser et la soprano Marianne Fiset en chanteurs allemands. On y compte 13 rôles, mais, dans la pénombre et sous les uniformes presque identiques, il n'est pas toujours possible de dire qui chante quoi. Et la chose, au fond, n'a aucune importance...

_______________________________________

SILENT NIGHT, opéra en deux actes, d'après le film Joyeux Noël de Christian Carion, livret de Mark Campbell, musique de Kevin Puts (2011). Production : Opéra de Montréal. Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts. Première samedi soir. Autres représentations : 19, 21 et 23 mai, 19 h 30.

Mise en scène : Eric Simonson

Décors : Francis O'Connor

Costumes : Kärin Kopischke

Éclairages : Marcus Dilliard

Choeur de l'Opéra de Montréal (dir. Claude Webster) et Orchestre Métropolitain. Direction musicale : Michael Christie

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer