Jay-Z: le fond avant la forme ***1/2

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4:44, de Jay-Z

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La PresseCharles-Éric Blais-Poulin 3/5

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Jay-Z, qui a régné en maître sur le rap américain avant d'être surpassé notamment par Kendrick Lamar - oui, petite fenêtre de débat ici -, propose un objet curieux et imprévisible avec 4:44.

Habitué de la fronde et de la frime, le revoilà sur ce treizième album studio sans carapace, lucide et repentant. Des thèmes ultrapersonnels (infidélité, orientation sexuelle de sa mère, testament à sa fille) sont débités un peu mollement sur fond de lutte raciale.

Ce deuxième champ d'exploration, qui fait notamment écho à Lemonade, pamphlet politique multimédia de son amoureuse Beyoncé, s'avère le plus riche: échantillonnage de Noirs fondateurs (Nina Simone, Stevie Wonder, Donny Hathaway), envolées gospel et intertextualité débordante.

Flash incroyable aussi sur Moonlight: «We stuck in La La Land/Even when we win, we gon' lose», répète Jay-Z, refrain de Fu-Gee-La à l'appui.

Album complexe et profond sur le fond, que l'on continuera de décoder, mais conventionnel et paresseux sur la forme.

Ça manque de mitraille dans les beats et de sinuosités dans les mélodies. Reste que, si Jay-Z n'est plus le roi, il est toujours bien en vie.

* * * 1/2

RAP. 4:44. Jay-Z. Roc Nation.




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