Orchestre métropolitain : la spontanéité ****1/2

Claude Gingras
La Presse

Pur hasard, nos tandems Nagano-OSM et Nézet-Séguin-Métropolitain donnaient en concert la saison dernière cette même troisième Symphonie que Bruckner révisa tant de fois.

En septembre, Nagano choisissait la version finale, écourtée, de 1889 (1644 mesures, 57 minutes); en juin, Nézet-Séguin, après avoir annoncé lui aussi cette ultime mouture, revenait à la version originale, plus longue, de 1873 (2056 mesures, 68 minutes). ATMA en tirait un enregistrement, le sixième de ce qui s'annonce comme une intégrale. Ici, comparaison inévitable avec le disque de la 3e Symphonie que Nagano réalisa en 2003 avec la Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, chez Harmonia Mundi, et d'autant plus qu'il y utilise aussi la version de 1873.

Même texte, donc, que Nagano et Nézet livrent presque dans le même minutage: 69 et 67. Les deux interprétations sont aussi très voisines, toujours réfléchies, tour à tour lyriques et tumultueuses, et les deux orchestres sont très imposants. On note un peu plus de fini du côté allemand, dans le jeu et dans la prise de son, mais un peu plus de spontanéité de ce côté-ci...

À écouter: Scherzo (troisième mouvement)

CLASSIQUE

Orchestre métropolitain

Bruckner

Atma

****1/2




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