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Cafouillage au concert de The Killers à la Place Bell

(Laval) Longue attente alors que la température ressentie est de - 35 °C, congestion monstre à l'entrée et à la sortie du stationnement, sécurité déficiente, manque d'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite : les problèmes logistiques s'accumulent à la Place Bell, selon de nombreux spectateurs mécontents.

Hier soir, des dizaines d'entre eux ont dénoncé sur les réseaux sociaux l'attente interminable dans le froid glacial avant de pénétrer dans le nouvel amphithéâtre, où la formation américaine The Killers donnait un concert. Après avoir patienté une heure, Alessandro Scola a vu sa femme Catherine s'évanouir, prise d'un « mélange » « de panique et de froid, avec la foule qui poussait ». « Il n'y avait personne de la sécurité à l'extérieur, raconte-t-il. C'est la foule qui nous a aidés et on a dû aller chercher nous-mêmes des secours. »

Sur la page Facebook de l'événement, des mélomanes ont écrit avoir subi des engelures pendant la longue attente. M. Scola, dont la femme a pu reprendre ses esprits une fois à l'intérieur, critique le fait qu'aucun cordon de sécurité ne guidait la foule. « Tout le monde formait un gros tapon et poussait pour rentrer. »

« Les gens s'impatientaient et criaient "bouh". Personne n'était habillé pour aller faire une activité extérieure, et il y avait beaucoup d'enfants. », s'est insurgée Paméla O'Neill, qui dit avoir attendu environ 50 minutes dehors.

Comme elle, la majorité des fans ont manqué la première partie assurée par Alex Cameron. « C'est encore à moitié vide, a-t-elle remarqué, alors que The Killers faisaient leur entrée. Pourtant, on a payé nos billets pour voir le spectacle au complet. »

Problèmes d'accès

Selon les nombreux témoignages, seuls six postes de fouilles Garda assuraient la sécurité des milliers de spectateurs qui convergeaient au spectacle du populaire groupe rock du Nevada. « D'abord, il n'y avait pas assez d'entrées, et ensuite, on faisait un scan comme aux douanes, dénonce l'humoriste Caro Fréchette. À la fin, ils ne fouillaient plus. La foule était fâchée. »

Des mélomanes ont carrément décidé de rebrousser chemin. Kevin Ouellet, qui se déplace en fauteuil roulant, est l'un d'eux. « J'aime The Killers, mais ma santé et ma sécurité sont plus importantes », a-t-il écrit sur Facebook.

Ceux qui ont pu attraper les premières minutes de la troupe de Las Vegas n'étaient pas au bout de leurs peines, alors que des problèmes de son ont perturbé leur prestation. « On continue d'essayer, en espérant qu'ils nous laissent le courant », a plaisanté le chanteur Brandon Flowers. Un troisième bogue sonore est survenu pendant le rappel.

De nombreux commentaires sur Facebook et Twitter fustigeaient evenko, gestionnaire de la Place Bell, pour ce manque d'organisation et de fluidité. La Presse n'avait pas réussi à joindre le promoteur au moment de publier.

The crowd was electric. The venue was not.

Une publication partagée par The Killers (@thekillers) le

Stationnement critiqué

Le stationnement de l'amphithéâtre, inauguré à l'été dernier, semble être une autre source de frustration pour les usagers. Coincée dans un embouteillage, Isabelle Croizer a dû laisser son conjoint garer seul la voiture et repartir avec sa fille pour arriver à temps au spectacle de La Pat' Patrouille, jeudi dernier à 15 h. « C'était dangereux, plein d'enfants sortaient des voitures avec leur mère », dit-elle. Elle déplore qu'une seule entrée, boulevard de la Concorde, permette aux voitures d'accéder aux stationnements, créant un immense goulot d'étranglement.

À la fin du concert, c'était encore pire, insiste-t-elle, si bien que la famille a décidé d'aller prendre un verre en espérant que la circulation aurait repris dans le stationnement souterrain. Au retour, surprise : non seulement les voitures étaient toujours immobilisées, mais des policiers et des pompiers s'étaient ajoutés au décor. « Plusieurs craignaient pour la sécurité des enfants, avec tout le monoxyde de carbone qui émanait des véhicules. »

Isabelle Croizer et sa famille ont été contraintes d'abandonner une fois de plus leur voiture et d'aller souper, pour ne revenir chez eux que vers 21 h. Pour elle et Allessandro Scola, la Place Bell, c'est fini. « Le show était bon, mais c'était une expérience catastrophique, peste ce dernier. Plus jamais. »




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