Redécouvrir le rock «sauvage» de Little Richard

Little Richard à l'Olympia de Paris en juin... (PHOTO ARCHIVES AFP)

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Little Richard à l'Olympia de Paris en juin 2005.

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Agence France-Presse
New York

À l'époque, personne n'avait rien entendu de tel. Avec ses hurlements féroces et son piano étonnamment rapide, Little Richard envoyait des salves de ce qui sera appelé plus tard rock'n'roll. Six décennies plus tard, une réédition offre une plongée dans cette genèse.

Son premier album Here's Little Richard (1957), avec le morceau culte Tutti Frutti, est réédité pour le 60e anniversaire de sa sortie et donne une seconde jeunesse aux prémisses d'un nouveau genre, grâce à des sons remastérises qui mettent en valeur la voix puissante de Richard Wayne Penniman, de son vrai nom.

Il permet aussi, grâce à un second CD de démos et de chutes, de mettre en exergue la précision, le contrôle du pianiste et interprète américain.

«Les gens disent que Little Richard est un homme sauvage. Mais il était très professionnel en studio et ils ont assemblé ces chansons assez rapidement», explique Chris Morris, un spécialiste qui a supervisé la réédition pour Craft Recordings.

Tutti Frutti, par exemple, une chanson phare de Little Richard qui y décrivait de manière colorée le sexe anal, n'a mis que 15 minutes à être assemblée.

Le chanteur est l'un des premiers artistes, à l'instar de Chuck Berry, à avoir séduit un public à la fois noir et blanc aux États-Unis, déclenchant des scènes qui avaient marqué les sages années 1950. On se souvient de femmes jetant leur culotte sur scène et des spectateurs euphoriques que l'on empêchait de sauter des balcons.

Les Beatles, qui connurent de semblables effusions quelques années plus tard, considéraient Little Richard comme un mentor et ont notamment joué en ouverture de son concert en Angleterre.

La star qui partageait le plus de sonorités avec Little Richard était Fats Domino, monument de la musique et autre précurseur du rock décédé en octobre.

«Fats était un gars très charmant (...), un gros mec qui jouait ce piano au son roulant de La Nouvelle-Orléans», reprend Chris Morris.

Little Richard, qui doit fêter ses 85 ans en décembre, «arrive et attaque le piano, il frappe dessus», différencie-t-il. «Il n'est pas un crooner, il crie. Il n'y avait jamais vraiment eu une figure sortie du R&B qui était aussi extravertie, bruyante ou sauvage.»




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