Prise de son: Rymz et Festival Distorsion

Le rappeur Rymz... (Photo Marc Desrosiers, fournie par Projet Caravelle)

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Le rappeur Rymz

Photo Marc Desrosiers, fournie par Projet Caravelle

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Difficile de vous orienter parmi les nombreuses sorties de la semaine, les actualités musicales et les innombrables spectacles à Montréal? Notre journaliste vous sert de guide.

Rymz: un petit prince au soleil

La traversée du désert du petit prince du rap québ, Rymz, s'est achevée pour de bon dans la dernière année: scène principale aux FrancoFolies, écoutes multimillionnaires sur l'internet et Prix du public au gala de l'ADISQ, entre autres triomphes.

De quoi perdre son authenticité? À vous d'en juger: «Le rap, c'est un hobby, un moyen de se défouler, dit-il. Tout le game, je m'en crisse ben raide. L'ADISQ, je ne voulais pas y aller. Mon monde, ma blonde en premier parce qu'elle voulait se mettre belle, m'a convaincu. On a profité de la bouffe et de l'alcool, pis c'était l'fun. Mais tout ça, c'est rien. Ce qui compte, c'est le monde en show qui vient me voir.»

Rémi Daoust va bien, et ses nouvelles chansons réunies dans Mille soleils sont à l'avenant. L'ombre des ruelles et des vices qui s'y trament fait place à des chemins plus lumineux, exacerbés par une «nouvelle drogue» qui porte un nom de femme. Les beats confectionnés par des acolytes naturels (Souldia, Ruffsound, Farfadet, Shash'U) invitent aussi à danser côté soleil.

Pour la première fois, le rappeur était venu à bout de ses carnets de notes noirs avant d'entrer en studio. «La création a été différente parce que je n'avais plus de vieux textes qui traînaient. C'est un produit neuf, brut. C'est beaucoup plus instinctif. [...] Il n'y a eu ni censure ni modifications. De toute façon, je n'aurais pas eu le temps avec les délais. J'aime le fait que ce soit pitché de même.»

Rap. Mille soleils. Rymz. Joy Ride Records.

Lancement le 18 novembre au Club Soda.

Paul Jacobs... (Photo Robin Leduc, fournie par Mothland) - image 2.0

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Paul Jacobs

Photo Robin Leduc, fournie par Mothland

Festival: Distorsion étend ses tentacules

Décidé à faire rayonner la scène psychédélique d'un océan à l'autre, le festival montréalais Distorsion vient d'accoucher de Mothland, agence de booking qui se veut d'abord «un espace intangible, un état d'esprit». L'écurie regroupe pour l'instant une dizaine de propositions musicales, dont Sunwatchers, Teke Teke, Xarah Dion, Yoo Doo Right et Crabe, ainsi que quatre artistes visuels. L'équipe pilotée par Marilyne Lacombe prendra son envol vendredi dans le cadre de M pour Montréal. Le guitariste new-yorkais Yonatan Gat, le quintette prog Atsuko Chiba et le «rockeur-garagiste» Paul Jacobs auront la tâche de couper le proverbial ruban à la Sala Rossa.

À voir: 30 jours de RBMA en 66 pages

Le passage marquant de l'institution internationale Red Bull Music Academy (RBMA) à Montréal à l'automne 2016 sera immortalisé sur papier glacé dans Street Dreams. Le magazine de New York et Vancouver transformera un mois de spectacles, conférences et ateliers musicaux en 66 pages de photographies où défileront notamment les têtes d'affiche Iggy Pop, Björk, Win Butler et Dev Hynes. Pour faire écho à la publication, RBMA présentera à Montréal l'exposition Visages, une série de 25 portraits en noir et blanc de créateurs montréalais croqués l'année dernière par Naskademini pendant l'événement. Du nombre: musiciens (Foxtrott, Mozart's Sister, DJ Poirier), designers (Zébulon Perron), programmateurs, journalistes, chefs cuisiniers (Danny Smiles), photographes et artistes visuels.

Du 23 au 26 novembre au September Surf.

On a écouté: La gymnastique de l'amour, d'Anthony Roussel

Journal intime d'un poète maudit, La gymnastique de l'amour s'étire dans les caveaux du coeur, trempés par l'alcool et les nuits orageuses. «Une chanson de plus à mettre au trou», chante-t-il de sa voix rauque et pessimiste sur Je bois du vin, magnifiée par le timbre fragile d'Andrea Lindsay. Malgré quelques mélodies plus génériques (on pense ici et là à Patrice Michaud), les mots simples et justes viennent pincer la corde sensible. «Merci pour les souvenirs, fais une bonne ride». Et comme pour la bouteille, plus on y revient, plus on se laisse enivrer. 

En chiffre: 5 ans

C'est l'anniversaire que célèbre la truculente troupe montréalaise Gypsy Kumbia Orchestra, qui marie percussions afrocolombiennes, fanfares balkaniques, danse, cirque et art de la rue. Après de nombreux concerts à guichets fermés à la Sala Rossa, la quinzaine d'artistes frappe cette fois à la porte du Rialto, où elle souhaiterait bien s'installer pour de bon. Premier test vendredi, avec la présentation du spectacle anthologique cinq ans de musik, danza et réinvention.

Nouveauté: Le punk sauvage de Brutal Chérie

Successeur à Cours et crève (2013), Antisocial et brutal retient notre attention avec un petit mois de retard. Les quarantenaires conservent leur titre d'ambassadeurs de la scène punk francophone avec leurs riffs expéditifs, leurs hurlements frénétiques et leur batterie pesante. Surtout, Brutal Chérie réussit à ne pas sacrifier la force mélodique sur l'autel du désordre et de l'urgence. Avis aux amateurs du genre: le trio est de retour au Québec après une tournée d'une dizaine de dates en France avec les Toulousains de Charly Fiasco.




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