Stéphanie Boulay s'exprime sur le «boys club»

Stéphanie Boulay, du duo les Soeurs Boulay.... (Photo François Roy, archives La Presse)

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Stéphanie Boulay, du duo les Soeurs Boulay.

Photo François Roy, archives La Presse

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Sur son blogue La moitié blonde des soeurs Boulay, Stéphanie Boulay a écrit un premier texte qui fait bien réagir. Dans «Le boysclub» l'auteure-compositrice-interprète s'adresse à des hommes de son passé qui l'ont blessée par leurs agissements et leur propos.

> Lisez le billet de Stéphanie Boulay

«Membres du boysclub, vous m'avez menti. Quand je l'ai appris, vous m'avez menti à nouveau. Vous m'avez responsabilisée pour vos mensonges. Vous m'avez manipulée. Vous m'avez pénétrée sans condom en me disant que j'étais la seule, finalement, il y en avait d'autres. J'ai eu peur pour ma santé, pour ma vie», écrit Stéphanie Boulay.

Toujours dans ce texte bien personnel, l'artiste parle du double standard flagrant entre les hommes et les femmes, notamment en ce qui concerne les relations sexuelles et amoureuses.

«Autour de moi, on parle d'untel et untel qui ont trompé, menti, brisé, dénigré. On parle d'eux avec un sourire en coin. "C'est un tombeur". On rit même. "Il ne changera pas!". On les excuse. "Il n'est pas le seul!". Ce n'est pas grave, paraît-il. C'est comme ça. Les amis du boysclub, entre eux, ne se froissent pas de ça, et aucun de leurs déboires n'entache l'opinion qu'ils ont les uns des autres. Comme s'ils faisaient partie d'un monde clos, et nous d'un autre, hermétique, séparé, non-équivalent», écrit la co-interprète de Mappemonde.

Stéphanie Boulay termine son billet en confiant qu'elle rêve d'un monde où le «boysclub» serait chose du passé: «Je rêve d'un monde où on ne dirait pas à une fille "tu choisis mal tes amoureux, il faudrait que tu consultes" au lieu de condamner l'imbécile qui l'a menée en bateau, qui l'a traitée comme une moins que rien. Où on ferait des efforts des deux côtés, où on prendrait des mesures concrètes pour aller mieux à l'intérieur, pour agir sainement, au lieu de toujours balayer de la main avec un sourire en coin parce que "ce n'est pas grave, c'est comme ça pour les hommes, ce n'est pas de leur faute"».

Pour l'instant, l'auteure-compositrice-interprète préfère ne pas accorder d'entrevue sur le sujet.




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