Ariana Grande en spectacle dimanche à Manchester

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«La musique doit nous guérir, nous rassembler, nous rendre heureux», a déclaré Ariana Grande dans un message publié sur les réseaux sociaux.

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Alice Tidey, Edouard Guihaire
Agence France-Presse
Paris, Londres

Katy Perry, Coldplay, Justin Bieber, Pharrell Williams... entourée d'une pléiade de stars, la chanteuse pop Ariana Grande revient dimanche à Manchester pour un concert de charité exceptionnel en hommage aux victimes de l'attentat qui a fait 22 morts.

À l'affiche de ce spectacle baptisé One Love Manchester figurent également Miley Cyrus, Take That, Usher et Niall Horan, ont annoncé mardi les organisateurs.

Ariana Grande se produira dans la ville presque deux semaines après l'attentat perpétré le 22 mai à la fin de son spectacle à la Manchester Arena, qui a fait 22 morts et 116 blessés.

Les bénéfices seront reversés au fonds mis en place pour aider les proches des victimes de cette attaque. Retransmis par la BBC, le spectacle aura lieu dans la soirée au stade de cricket Emirates Old Trafford, d'une capacité de 50 000 places.

«La musique doit nous guérir, nous rassembler, nous rendre heureux», a déclaré Ariana Grande dans un message publié sur les réseaux sociaux. «Voilà ce qu'elle va continuer à faire pour nous. Nous continuerons à rendre hommage à ceux que nous avons perdus, leurs proches, mes fans et tous ceux qui ont été affectés par cette tragédie».

Dans la foulée de l'attaque, les agents de la jeune chanteuse pop de 23 ans avaient annoncé qu'elle interrompait sa tournée jusqu'à début juin.

Très affectée par l'attentat, selon ses dires et des photos publiées dans plusieurs médias, Ariana Grande était rentrée le lendemain à Boca Raton, en Floride, où elle réside.

Mardi soir, un autre chanteur, l'ancienne star d'Oasis Liam Gallagher, a fait ses débuts en solo dans sa ville natale, lors d'un spectacle dont les bénéfices seront également reversés aux familles des victimes.

«Je m'attends à ce qu'il nous remonte le moral», a déclaré Marnie Taylor, 25 ans. «Et à ce qu'il fasse un spectacle comme ils devraient toujours l'être: des moments où on est sécurité, où on peut s'évader».

Dans la ville, huit jours après l'attentat, la vie reprend peu à peu ses droits.

Jouxtant la Manchester Arena, où un Britannique d'origine libyenne de 22 ans, Salman Abedi, s'est fait exploser, la Victoria Station a rouvert ses portes mardi matin.

«J'avais la chair de poule en revenant à la gare pour la première fois. Demain la routine va reprendre le dessus. Il faut que la vie continue», a dit Sharon Glyn, 48 ans, en route pour son travail.

L'enquête progresse «vite» 

Trois suspects ont été remis en liberté mardi, mais onze restent en garde à vue, alors que la police continue à chercher des complices ayant participé à la préparation de cet attentat, revendiqué par le groupe État islamique. Les deux hommes libérés mardi, âgés de 20 et 24 ans, avaient été arrêtés le 24 mai dans le sud de Manchester à proximité du domicile de Salman Abedi.

«La remise en liberté de certaines personnes est prévisible dans ce genre d'enquêtes, au fur et à mesure que nous corroborons les témoignages» a expliqué Russ Johnson, chef de l'unité contre-terroriste du nord-ouest.

«L'enquête a progressé très vite», avait indiqué auparavant le chef de la police de Manchester, Ian Hopkins, indiquant que les investigations se poursuivaient notamment pour «recueillir des indices sur dix-huit sites à travers le Grand Manchester».

Il a confirmé que le kamikaze était connu de la police, mais pour «des délits relativement mineurs», notamment des vols, commis lorsqu'il était adolescent.

Une enquête a par ailleurs été ouverte par le MI5 (renseignement intérieur) sur d'éventuels dysfonctionnements, puisqu'à trois reprises, Abedi avait été signalé aux autorités pour radicalisation.

L'attentat a fait de la sécurité un des thèmes majeurs, avec le Brexit, de la campagne pour les législatives du 8 juin, suspendue après l'attaque pendant quelques jours.

Mardi, la première ministre conservatrice Theresa May a profité d'un discours à Wolverhampton pour juger le leader de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, incapable de négocier la sortie de l'UE.

S'il devenait premier ministre, il se retrouverait «tout seul et tout nu dans la salle de négociations de l'Union européenne», a-t-elle lancé, alors que l'avance des conservateurs dans les sondages a fondu ces dernières semaines.

Selon une nouvelle enquête ITV-Survation, réalisée auprès de 1009 personnes les 26 et 27 mai, les Tories (43%) ne disposent plus que de six points d'avance sur le Labour (37%) contre une vingtaine début mai.




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