Depeche Mode appelle à l'esprit de révolte

Dave Gahan, chanteur de Depeche Mode, lors d'un... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE)

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Dave Gahan, chanteur de Depeche Mode, lors d'un spectacle au Centre Bell en septembre 2013.

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Agence France-Presse
Paris

Plus que jamais à la pointe, le groupe britannique Depeche Mode revient en forme avec le sombre et puissant Spirit, son 14e album studio à paraître vendredi, dans lequel les papes de la new wave se réinventent et en appellent à l'esprit de révolte.

Quatre ans après Delta Machine, qui confirmait l'impression de surplace affectant le trio depuis une dizaine d'années, ce nouveau disque, qui sort partout dans le monde, témoigne d'un regain de vitalité dans un registre électro-rock plus affirmé que d'habitude.

Il y a une logique implacable à ce que le son de Depeche Mode demeure si actuel. Pionniers de la pop synthétique au début des années 1980, ils ont fait évoluer ce genre jusqu'à s'en affranchir en s'ouvrant aux guitares au début des années 1990 avec leur meilleur album, Violator, et son suivant, Songs of Faith and Devotion. Mais les machines ont toujours eu le dessus chez les Anglais.

Et si de nombreux artistes, de la pop à la techno, se réclament aujourd'hui de leur influence, Dave Gahan, Martin Gore et Andrew Fletcher ont toujours fait en sorte, avec plus ou moins de réussite, de ne pas se reposer sur leur glorieuse histoire (avec des ventes estimées à 100 millions de disques).

Spirit en est l'éclatante preuve: n'ayant plus vraiment quelque chose à prouver, délivré de la quête du succès imparable, le groupe atteint des sommets avec Cover Me et The Worst Crime. Il parvient à délivrer un album cohérent et dense, aussi bien dans sa musique qu'au niveau des textes.

En se demandant où sont passés «la spiritualité» et «la révolution», dans Going Backwards et Where's the Revolution, Depeche Mode renoue avec des thèmes qu'il avait quelque peu délaissés avec le temps. Et même si le contenu ne se veut pas foncièrement politique, Poorman fait écho aux prises de positions anticapitalistes de l'époque Construction Time Again du début des années 80.

Depuis Music for the Masses paru en 1987, qui lui a notamment permis de conquérir les États-Unis - un objectif qui a toujours animé les grands groupes britanniques, des Beatles à U2 -, Depeche Mode parle au plus grand nombre.

Une habitude qui se poursuivra avec la prochaine tournée qui démarrera le 5 mai à Stockholm et passera par Anvers (Belgique) le 9 mai, Nice le 12 mai, Lille le 29 mai, Zurich (Suisse) le 18 juin et Paris (Stade de France) le 1er juillet.




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