Le Bataclan rouvrira le 12 novembre avec Sting

Sting, lors de son passage au Festival d'été... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Sting, lors de son passage au Festival d'été en juillet 2016.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Nicolas Pratviel, Taimaz Szirniks
Agence France-Presse
Paris

Le chanteur britannique Sting se produira dans la salle parisienne du Bataclan pour sa réouverture le 12 novembre, un an après l'attaque jihadiste qui a fait 90 morts en son sein, afin d'«honorer les victimes» mais aussi de «célébrer la vie».

L'ancien meneur du groupe Police sera le premier artiste à se produire dans un Bataclan fermé depuis un an et qui a été rénové à l'identique.

Il jouera des morceaux de son dernier album 57th and 9th et la recette de cette soirée sera reversée aux associations de victimes Life for Paris et 13 Novembre: Fraternité et vérité, selon le site internet de la star.

«En rouvrant le Bataclan, nous avons deux tâches importantes à mener de front: commémorer et honorer ceux qui ont perdu la vie dans l'attaque de l'année dernière, et célébrer la musique et la vie que représente cette salle de spectacle mythique», y déclare-t-il.

Le 13 novembre 2015, 90 spectateurs avaient été tués par trois jihadistes pendant une interminable prise d'otages, tandis que d'autres commandos semaient la mort à des terrasses de bars et restaurants parisiens et près d'un stade de football en banlieue. Au total 130 personnes avaient été tuées dans les pires attentats jamais commis en France.

Les attaques, revendiquées par le groupe État islamique (EI), ont entraîné un virage sécuritaire en France, placée en état d'urgence depuis cette date, et durablement marqué la population.

Un an après, alors que la campagne électorale bat son plein à six mois de l'élection présidentielle, le programme officiel des commémorations n'est pas encore connu.

L'association Life for Paris a annoncé qu'elle commémorerait le drame «avec sobriété». Selon elle, un rassemblement public aura lieu à la mairie du 11e arrondissement de Paris, qui avait accueilli des blessés le soir de l'attaque, suivie d'une table ronde fermée au public et d'un concert de l'Orchestre des gardiens de la paix.

Selon la mairie de Paris, une plaque sera également apposée le 13 novembre devant la salle de concert, qui restera fermée ce jour-là. «Ce sera un moment de recueillement, nous ne ferons rien. Chacun se recueillera comme il le souhaite», a confié Jérôme Langlet, patron de la branche Lagardere Unlimited Live Entertainment et président de la salle, lors d'une conférence de presse à Paris.

Des rescapés de l'attaque et des membres du groupe Eagles of Death Metal, qui jouait sur la scène du Bataclan le soir du carnage, pourraient assister à la cérémonie, selon BFMTV.

«Monstre sanguinaire»

Le Bataclan devait initialement rouvrir le 16 novembre avec un concert, déjà complet, de l'enfant terrible du rock britannique Pete Doherty.

Le 25 novembre, sa compatriote Marianne Faithfull, qui vit à Paris, y interprétera pour la première fois They Come at Night, une chanson qu'elle a écrite juste après l'attentat. «La musique peut panser les plaies, c'est pour cela que chanter au Bataclan est une bonne chose», a récemment déclaré à l'AFP cette figure mythique du «Swinging London».

Suivront le Sénégalais Youssou Ndour, les Touaregs Tinariwen, la Franco-israélienne Yael Naim et les Français FFF.

D'autres artistes ont en revanche décliné la proposition de jouer au Bataclan, comme Francis Cabrel. «C'était trop d'émotion pour moi. Je m'en excuse mais c'est au-delà de mes forces», a expliqué le chanteur français dans une récente entrevue.

Après l'attentat, la salle était devenue un lieu de recueillement, où ont défilé anonymes, victimes et dirigeants, comme le président américain Barack Obama ou l'ex-Premier ministre britannique David Cameron.

Des travaux de rénovation, entamés en avril, ont permis d'effacer les stigmates de l'attaque et ces derniers mois, les victimes ont eu la possibilité de revenir sur les lieux pour se recueillir.

«J'avais quitté un Bataclan monstre sanguinaire avec des dents qui essayaient de me bouffer», s'est souvenue lors de la dernière visite, en octobre, Caroline Langlade, vice-présidente de l'association Life for Paris. «Et c'était juste une salle avec des murs où il s'est passé quelque chose de tragique. C'est pas le bâtiment qui est tragique.»

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