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Jazz: Rudy Van Gelder, ingénieur du son de génie, meurt à 91 ans

En 1964, Van Gelder a supervisé l'enregistrement de A...

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En 1964, Van Gelder a supervisé l'enregistrement de A Love Supreme de John Coltrane, dont on dit parfois qu'il s'agit du meilleur album de jazz de tous les temps.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Rudy Van Gelder, l'ingénieur du son qui a enregistré quelques-uns des albums de jazz les plus marquants de l'histoire, est décédé jeudi à l'âge de 91 ans.

Van Gelder a notamment supervisé en 1964 l'enregistrement de A Love Supreme de John Coltrane, dont on dit parfois qu'il s'agit du meilleur album de jazz de tous les temps.

Il a aussi «capturé» le génie de Miles Davis, Herbie Hancock, Thelonious Monk, Sonny Rollins ou encore Horace Silver.

Son décès a été confirmé par le prestigieux label Blue Note Records, où il a été le chef ingénieur du son pendant des décennies, et par son neveu Gregg Van Gelder, qui vit dans le nord de l'Etat de New York, où il a un magasin de disques.

«Il n'y a pas pas de mots pour dire l'importance de son rôle dans l'histoire du jazz», a souligné Blue Note.

Van Gelder était opticien de formation mais il a voulu devenir ingénieur du son dans les années 40, en même temps qu'il a découvert les concerts de jazz à New York et qu'il s'est pris de passion pour la radio.

Il a fait ses premiers enregistrements dans le salon de ses parents dans le New Jersey, où les artistes new-yorkais venaient, attirés par les tarifs imbattables de Van Gelder, qui continuait alors de travailler comme opticien pour acheter du matériel.

Il a débuté chez Blue Note en 1953, le label ayant été séduit par la qualité particulière de ses enregistrements. Le son Van Gelder s'est ensuite confondu avec le label au point de parler de «Blue Note sound».

C'est en bidouillant les micros allemands Neumann U47 --tout juste sortis sur le marché à l'époque--, qu'il a réussi à capturer l'essence des instruments et des musiciens.

«En ce temps-là, y compris jusque dans les années 50, la qualité de l'équipement et celle des disques eux-mêmes étaient totalement incapables de rendre ce que les musiciens jouaient sur scène», avait-il raconté au blog JazzWax en 2012.

«J'ai dû expérimenter pour trouver le meilleur moyen de disposer musiciens et microphones de façon à ce que le son soit le plus chaud et le plus réaliste possible», avait-il souligné.

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