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Sting et Peter Gabriel: les coulisses d'une grande rencontre

Le guitariste Dominic Miller, Sting et le batteur... (PHOTO CHRIS McKAY, ARCHIVES GETTY IMAGES)

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Le guitariste Dominic Miller, Sting et le batteur Vinnie Colaiuta s'allient à l'équipe de Peter Gabriel pour une tournée commune qui s'arrêtera au Centre Bell demain soir.

PHOTO CHRIS McKAY, ARCHIVES GETTY IMAGES

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Pour Dominic Miller, la tournée Rock Paper Scissors de Sting et Peter Gabriel est le pinacle de sa carrière, rien de moins. Conquis par le mariage unique des répertoires de ces deux artistes, le guitariste et complice de l'ex-Police n'hésite pas à dire que le concert qu'on pourra voir au Centre Bell, demain soir, et sur les plaines d'Abraham, le 7 juillet, a son importance historique.

Peter Gabriel lors de son spectacle au Centre... (Photo André Pichette, archives La Presse) - image 1.0

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Peter Gabriel lors de son spectacle au Centre Bell, en 2012

Photo André Pichette, archives La Presse

«Chaque fois que je fais une tournée avec Sting, je crois que c'est la meilleure jusqu'alors. Je ne peux pas penser autrement, car on essaie de garder tout ce que l'on fait à un niveau de qualité très élevé, explique-t-il. Mais pour Sting, de jouer avec Peter Gabriel, qui est aussi une icône de la même période - des années 80 et des années 90 -, c'est une association formidable. [...] Je crois que musicalement, stylistiquement et esthétiquement, c'est le match parfait.»

Miller oeuvre aux côtés de Sting depuis 1990, tant en studio que sur la route. Il était à Québec lors du spectacle de celui qui est né Gordon Sumner au Festival d'été, en 2009, et il était bien sûr aux premières loges lorsque la tournée Rock Paper Scissors a pris forme. La principale préoccupation envers ce nouveau projet? Que les répertoires des deux vedettes se rencontrent de manière naturelle. Il y a donc des chansons en duo, une section où Peter Gabriel occupe seul l'espace, une autre où c'est au tour de Sting de prendre le relais et, fait intéressant, des titres où les deux hommes s'amusent à s'approprier les compositions de l'un et de l'autre. Sting peut donc faire Shock the Monkey, tandis que Gabriel revoit If You Love Somebody Set Them Free.

«Sting et moi avons parlé à quelques reprises des chansons que nous pourrions faire, raconte Miller, car une fois que nous avons su que la tournée se réaliserait, nous voulions identifier ce que nous trouvions d'attirant dans leur musique. [...] Puis on a joint Peter lors de ses répétitions, à Londres. On a écouté ce qu'ils faisaient, on a jasé, on leur a dit ce que nous aimerions faire, et Peter était cool avec ça. De son côté, Peter nous a joué les idées qu'il avait, avec sa vision de notre musique, de la musique de Sting. Il n'y a pas que des hits, bien qu'il y en ait beaucoup, mais on plonge profondément dans le répertoire.»

«Ç'a été un processus très créatif et nous avons finalement un spectacle dont nous sommes fiers.»

Grosse équipe

Sting et Gabriel n'ont pas fait dans la demi-mesure. Ils débarquent tous deux avec leurs musiciens respectifs, si bien qu'il y a 14 instrumentistes sur scène, leaders inclus. Et pas les moindres, puisque, outre Miller, on trouve notamment Tony Levin (basse), David Sancious (claviers), David Rhodes (guitares) et Vinnie Colaiuta (batterie). Fait intéressant, tout ce beau monde est intégré à la production même du spectacle. En effet, l'équipe de Peter Gabriel baigne dans des éclairages rouges, tandis que celle de Sting est dans le bleu. Ils apparaissent aussi sur divers écrans qui leur sont consacrés.

«Peter a toujours été très impliqué dans l'esthétique et dans la production, beaucoup plus que nous, relève Dominic Miller. Quand on part en tournée avec Sting, on n'investit pas tellement dans le look du spectacle. On a toujours des gens doués pour les éclairages, mais ça s'arrête sensiblement là. Peter met beaucoup de soin dans le spectacle. Durant les répétitions avec l'équipe de production, il était là bien des heures avant nous afin de voir de quoi aurait l'air chacune des chansons. Beaucoup de crédit lui revient à ce chapitre...»

La tournée Rock Paper Scissors s'est amorcée le 21 juin à Columbus, en Ohio, après une dizaine de jours de répétitions intensives. Elle doit s'achever le 24 juillet, à Edmonton. Jusqu'à maintenant, les réactions du public et de la critique ont été fort positives. Est-ce à dire que de nouvelles dates pourraient s'ajouter aux 21 représentations prévues?

«Je reçois plein de messages de fans qui veulent qu'on aille en Europe, en Amérique du Sud, en Australie, indique Miller. Évidemment, on aimerait beaucoup le faire, mais d'un point de vue logistique, c'est très complexe. Il y a 80 personnes d'impliquées, sans compter les équipes locales. Au final, ça va dépendre de la disponibilité de l'équipe de Peter et de la nôtre...»

Rock Paper Scissors, de Sting et Peter Gabriel, au Centre Bell, demain à 20h et sur les plaines d'Abraham de Québec, jeudi à 21h

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