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Bataille autour des droits d'un hymne des droits civiques

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L'origine exacte de la chanson est inconnue mais remonte au 19ème siècle et aux chants des églises afro-américaines.

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Agence France-Presse
Los Angeles

Un cabinet d'avocats a démarré une bataille juridique pour rendre libre de droits We Shall Overcome, hymne du mouvement de lutte pour les droits civiques, après avoir gagné un litige autour de la chanson d'anniversaire Happy Birthday to You.

Ce cabinet a porté plainte mardi à New York au nom de la fondation caritative catholique We Shall Overcome, qui se trouve à Beverly Hills, dans l'ouest des États-Unis.

Elle accuse les sociétés Richmond Organization et Ludlow Music d'avoir revendiqué à tort les droits sur cette chanson phare du mouvement des droits civique américain, et demande que ce titre soit libre de droits, ainsi que la «restitution» de droits d'auteurs collectés selon elle illégalement.

«D'après la bibliothèque du Congrès, c'est la chanson la plus importante du 20ème siècle. C'est l'hymne non-officiel du mouvement des droits civiques» a expliqué mercredi à l'AFP Randall Newman, du cabinet Wolf Haldenstein Adler Freeman and Herz (WHAFH).

«On entend encore des membres du Congrès la chanter et (le candidat démocrate à l'élection présidentielle) Bernie Sanders l'a enregistrée dans le cadre de sa campagne», ajoute-t-il.

D'après lui et selon le texte de la plainte, l'origine exacte de la chanson («nous vaincrons, nous vaincrons, nous vaincrons un jour, oh au fond de mon coeur j'y crois, nous vaincrons un jour») est inconnue mais remonte au 19ème siècle et aux chants des églises afro-américaines.

«Plus de 50 ans se sont écoulés depuis que Ludlow a soit-disant obtenu les droits d'auteur» de la chanson et «les accusés affirment à tort et illégalement qu'ils sont propriétaires des droits exclusifs de contrôle sur la reproduction, la distribution et les performances publiques du titre», poursuit la plainte.

D'après elle, la maison de disques Ludlow et la société Richmond Organization ne peuvent revendiquer que certains arrangements et certaines strophes qu'ils ont ajouté à la chanson, et non les principales strophes, notamment la première, «celle qui est importante pour tout le monde», souligne M. Newman.

«C'est comme pour Happy Birthday», chantée dans toutes les langues et notamment sous la version Joyeux anniversaire en français, «il y a d'autres strophes et versions mais une seule qui importe à tout le monde», poursuit M. Newman.

D'après lui, l'appartenance au domaine public de We Shall Overcome devrait être plus facile à prouver.

Grâce au succès du bras de fer juridique mené avec le cabinet WHAFH pour Happy Birthday to You, «nous avons été approchés par d'autres gens et avons identifié d'autres chansons», a-t-il souligné.

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