David Bowie: quatre virages étonnants

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Avec Blackstar, David Bowie n'en est pas à son premier virage musical. Ses fans de longue date vous diront qu'il n'a jamais pondu un album tout à fait semblable au précédent. En voici quatre qui, sans être nécessairement ses meilleures productions, ont marqué un tournant important dans sa carrière.

Young Americans (1975)

Bowie le rockeur surprend ses fans en plongeant tête première dans la musique soul à l'américaine. Est-ce une blague? se demandent les fans de l'ex-Ziggy Stardust quand ils l'entendent chanter, avec John Lennon, Fame, qui a toutes les allures d'un pastiche funky mais qui deviendra son premier grand succès aux États-Unis. Bowie nous avait quand même donné quelques indices lors du spectacle de sa tournée Diamond Dogs au Forum en juin 1974 quand, tiré à quatre épingles, il avait repris, cuivres à l'appui, le tube R'n'B Knock on Wood d'Eddie Floyd.

Low (1977)

Le Bowie le plus expérimental. Avec Brian Eno et Tony Visconti, il s'installe à Berlin et amorce une trilogie dans laquelle la pop à saveur rétro peut côtoyer une plage électro-ambiante planante chantée dans une langue inventée (Warszawa). Même si, sur son album précédent, la longue suite Station to Station flirtait déjà avec le krautrock des Allemands de Kraftwerk, absolument personne n'avait anticipé le virage radical entrepris avec Low et qui allait se continuer sur Heroes.

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Let’s Dance, de David Bowie

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Let's Dance (1983)

Le David Bowie qui devance toujours les modes se réinvente en pop star propre, propre, propre. Fort d'un lucratif contrat de disques avec EMI, il recrute le prolifique Nile Rodgers, l'âme du groupe disco Chic, et il accède avec Let's Dance au statut de supervedette des années 80, bien servi en cela par le vidéoclip. Il y a tout de même sur Let's Dance des chansons pas tout à fait straight, associées à Iggy Pop et à Tom Verlaine, et un jeune guitariste plutôt prometteur du nom de Stevie Ray Vaughan.

Outside (1995)

Après un long passage à vide au cours duquel Bowie se cherche tellement qu'il donnera dans le rock de garage peu convaincant au sein du groupe Tin Machine, il part en tournée avec le groupe de rock industriel Nine Inch Nails, puis renoue avec Brian Eno et se lance dans la chanson électro avec Outside. Cette démarche moins conventionnelle que tout ce qu'il a fait depuis une dizaine d'années portera ses fruits dans l'album suivant, Earthling, à saveur drum'n'bass, qui compte plus de chansons fortes que l'ensemble de ses albums depuis Let's Dance.

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