Le top 5 de Michel Quintal

Michel Quintal avec Josh Tillman, alias Father John... (PHOTO FOURNIE PAR MICHEL QUINTAL)

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Michel Quintal avec Josh Tillman, alias Father John Misty.

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Psychologue de formation, Michel Quintal a opté depuis pour les soins de l'esprit par la musique. Cofondateur du Piknic Électronik et de l'Igloofest, dont il assume la direction artistique, il ne se borne pas à son expertise technoïde lorsqu'il est question d'afficher ses préférences musicales.

1. Kendrick Lamar, To Pimp a Butterfly

«Il s'agit non seulement de l'album de l'année, mais possiblement de l'album le plus significatif de la décennie ! En mélangeant de manière si habile le jazz, le funk et la soul à son hip-hop de haute voltige, en couplant le tout à son flow immense, Kendrick Lamar nous entraîne dans ses contradictions, ses convictions, ses ambitions. Peu d'albums peuvent être considérés comme le reflet authentique d'une époque. À mon sens, To Pimp a Butterfly fait partie de cette courte liste.»

2. Father John Misty, I Love You, Honeybear

«Voilà un authentique chef-d'oeuvre indie folk ! I Love You, Honeybear est un album joyeusement ironique, à la fois tendre et dur, qui dresse le parfait portrait de l'amour au XXIe siècle. Josh Tillman y confronte ses peurs, sa jalousie et son cynisme tout en nous chantant son amour pour sa compagne Emma. C'est de loin l'album que j'ai le plus écouté en 2015 : en road trip dans le désert californien, blotti dans mon lit ou en lisant La Presse+ le dimanche matin, évaché sur le divan !»

3. Sufjan Stevens, Carrie & Lowell

«Carrie & Lowell est un album magnifique, éblouissant et... d'une profonde tristesse. Pour ce créateur si prolifique, cet opus ne fut rien de moins qu'une thérapie. Stevens nous y parle de sa mère toxicomane, de ses propres penchants autodestructeurs, de la dépression à laquelle il a dû faire face, de sa relation avec la mort et la religion. Sa voix belle à en pleurer et sa musique aussi délicate que dépouillée font contrepoids au propos triste et sans pudeur de sa poésie.»

4. Jamie xx, In Colour

«Percussionniste, réalisateur, artiste central du groupe The xx, Jamie xx nous a pondu un album qui se distingue de la masse dans l'univers electronica. Tout en subtilité, cet enregistrement allie habilement dub, dancehall, jazz, disco et drum & bass. Les basses fréquences s'y veulent feutrées, réconfortantes, carrément jouissives. Un patchwork lumineux ! Selon moi, il s'agit de l'album le plus original de l'année.»

5. Tame Impala, Currents

«Ma grande surprise de 2015 ! J'ai toujours bien aimé Tame Impala, sans en être un fan fini. Mais voilà, cet album représente une évolution majeure pour le groupe australien. En incorporant parfaitement des ambiances disco, R&B ou soul à l'arsenal guitaristique, les chansons de Currents gagnent en originalité. Il y a lieu de s'étonner qu'elles atteignent une sublime musicalité, gracieuseté d'un band soi-disant noise-guitar indie ! Ajoutez-y la voix unique de son leader [Kevin Parker] et on a tous les ingrédients d'un grand album.»

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